« Je n’ai pas d’aigreur par rapport à ce qu’ont pu dire les supporters » : Critiqué à Bayonne, Maxime Machenaud répond sans détour

Maxime Machenaud

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Publié le juin 4, 2026

Après quatre saisons à Bayonne (2022-2026), Maxime Machenaud retourne au Racing 92.

Les supporters bayonnais l’ont critiqué, mais le joueur de 36 ans et 38 sélections en équipe de France répond sans détour dans une interview accordée à Midi Olympique.

« Je n’ai pas d’aigreur » : Machenaud face aux critiques des supporters

« Je n’ai pas d’aigreur par rapport à ce qu’ont pu dire les supporters. » Machenaud ne cherche pas à esquiver.

Son arrivée à Bayonne en 2022 n’a pas été celle qu’il imaginait. Le demi de mêlée débarque blessé, contraint de regarder le Top 14 depuis les tribunes avant même d’avoir enfilé le maillot rouge et blanc en compétition. « Ici, ça a été difficile au début. Je n’étais pas habitué. Mais c’est aussi ce qui fait la beauté de ce club », confie-t-il.

Les critiques des supporters, il les a entendues. Mais il les a replacées dans une perspective plus large.

Car ce n’est pas la première fois. En équipe de France, après la défaite en Italie en 2014, il avait déjà essuyé des attaques violentes. « Avec l’équipe de France de rugby, j’ai été très critiqué, notamment après la défaite en Italie en 2014 », rappelle-t-il. Un joueur habitué au haut niveau, 38 sélections au compteur, sait ce que pèsent les mots quand ils viennent du public.

Sa réponse à cette pression ? Le repli stratégique. « J’ai essayé de beaucoup me protéger. Je suis très casanier. » Pas de fuite, mais une discipline personnelle construite au fil des années.

Les bons souvenirs l’emportent : une demi-finale mémorable et un staff impressionné

Derrière les critiques des tribunes, il y a une autre réalité. Celle du terrain, des vestiaires, du travail quotidien.

Machenaud revient d’une grave blessure au genou contractée à Bayonne. Sa rééducation a marqué les esprits en interne. Un membre du staff bayonnais, cité par Blog RCT, n’a pas mâché ses mots : « Je n’ai jamais vu un mec aussi professionnel. »

Sur le terrain, le bilan collectif tient la route. « Nous avons connu très peu de défaites à domicile », souligne-t-il. Et puis, il y a ce moment gravé dans sa mémoire. « Une demi-finale exceptionnelle à Lyon, cette ambiance, ce groupe. »

Ce groupe reste son ancrage principal. « Je me suis forgé des amitiés, je ne retiens que du positif. »

La maturité du perfectionniste : comment Machenaud a appris à voir le positif

À 36 ans, Machenaud a changé mentalement autant que physiquement.

« Avec l’âge, j’arrive à voir beaucoup de positif, alors que j’étais quelqu’un de très perfectionniste avant. » L’aveu est rare dans le rugby professionnel, où l’on confond souvent exigence et rigidité.

Ce perfectionnisme, longtemps son moteur, était aussi une source de souffrance : chaque erreur prenait trop de place, chaque critique résonnait trop fort.

Sa stratégie de protection être casanier, filtrer les bruits extérieurs lui a permis de traverser les moments difficiles sans se consumer.

« J’aimerais que mes coéquipiers, mes entraîneurs retiennent que j’ai donné le maximum, que je n’ai pas triché et que j’étais une bonne personne. » Trois critères. Simples, directs, sans artifice.

Quant aux autres ? « Les gens retiendront de moi ce qu’ils veulent retenir. Après, si les gens pensent du mal de moi, c’est leur droit aussi ; chacun a son propre avis. »

Machenaud quitte Bayonne sans rancœur, avec quatre saisons de haut niveau et une blessure grave derrière lui. Son retour au Racing 92 referme un chapitre où les critiques des tribunes n’ont pas eu le dernier mot. Et vous, que retenez-vous d’un joueur : ses performances ou les critiques qu’il a essuyées ?

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