Thibault Giroud, directeur de la performance à l’UBB, s’est engagé auprès de l’Aviron Bayonnais pour la saison prochaine.
Son contrat bordelais court jusqu’en juin 2027, et Laurent Marti n’entend pas le laisser partir sans conditions. Le bras de fer contractuel décrypté, citations directes du président à l’appui.
« Il est sous contrat à l’UBB, j’ai prévu qu’il soit là en juillet »
Le fondement du blocage est simple : un contrat. Thibault Giroud est lié à l’Union Bordeaux-Bègles jusqu’en juin 2027. Laurent Marti ne laisse planer aucun doute sur sa position.
« Il est sous contrat à l’UBB, j’ai prévu qu’il soit là en juillet », a déclaré le président bordelais à Sud-Ouest. Marti refuse tout départ automatique ou sans conditions. Giroud a beau avoir conclu un engagement avec l’Aviron Bayonnais, cela ne suffit pas à ouvrir une porte de sortie anticipée.
Giroud occupe un rôle stratégique : un directeur de la performance ne se remplace pas en quelques semaines, et Marti s’en sert.
Quand on lui demande si un accord a pu être trouvé, la réponse est tout aussi tranchée : « On s’est expliqué, on n’est pas d’accord : ce n’est pas grave » (Laurent Marti, président de l’UBB).
Les tensions Bru-Giroud en toile de fond du conflit
Derrière le contrat, il y a des hommes. Selon Sud-Ouest, les rapports entre Yannick Bru, manager de l’UBB, et Thibault Giroud se sont sérieusement détériorés. C’est probablement ce qui a poussé Giroud à chercher une sortie vers Bayonne.
Marti ne nie pas la tension. « Eu égard à tout ce qu’on a vécu, je lui ai demandé de bien finir. Je crois qu’il fait son job comme il doit le faire », a-t-il déclaré. Le président reconnaît un passif, mais exige le professionnalisme jusqu’au bout.
Giroud est pris en étau : engagé avec Bayonne, bloqué à Bordeaux par son contrat, et en froid avec Yannick Bru.
Il existe une clause de revoyure dans le contrat de Giroud, activable en cas de titre remporté par l’UBB. Or l’UBB vient de réaliser un doublé Champions Cup-Brennus cette saison de rugby ce qui rend la clause immédiatement pertinente, même si aucune négociation publique n’est engagée dans ce sens.
La mécanique du blocage : successeurs en attente
Cyril Gomes est identifié comme successeur potentiel de Thibault Giroud au poste de directeur de la performance. Mais sa prise de fonction est conditionnée. Marti l’a expliqué sans détour : « Contractuellement, il est prévu qu’ils ne prennent leurs fonctions que si ceux qui sont en poste actuellement ne sont plus là » (Laurent Marti, président de l’UBB).
Tant que Giroud est sous contrat et présent, Gomes attend. Christophe Laussucq se trouve dans une situation comparable, citée en parallèle par Sud-Ouest. L’UBB gère ses transitions en superposition contractuelle, pas en succession immédiate : cela protège le club des départs secs, mais crée des situations de blocage comme celle que vit Giroud aujourd’hui.
Interrogé sur la saison à venir, Marti a répondu : « Tout à fait. Prêt et déterminé. » Pas de gestion de crise : du contrôle.
Le bras de fer entre Marti et Giroud dépasse la question contractuelle : c’est un test de force où le président affirme son autorité institutionnelle face aux ambitions individuelles. Pour Giroud, cela signifie une saison supplémentaire à l’UBB, sauf si la clause de revoyure liée au doublé UBB force une négociation ou si un accord est trouvé en coulisses.
La clause de revoyure liée au doublé UBB est-elle suffisante pour forcer une négociation, ou Giroud devra-t-il attendre juin 2027 pour rejoindre Bayonne ?