Le PSG féminin écarte Francfort et se qualifie pour la suite de la Ligue des champions féminin
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Le PSG féminin a fini par faire sauter Francfort au bout de la prolongation, avec un 5-1 qui dit mal à quel point la qualification a longtemps été fragile.
Paris retrouvera bien la phase de ligue de la Ligue des champions féminine. Mais avant le score large, il y a eu un match retour tendu, une égalisation allemande, des absences lourdes et trente minutes supplémentaires qui ont tout changé.
Après le 1-1 du match aller à Francfort, les joueuses de Paulo Cesar devaient finir le travail au Campus PSG, à Poissy. Elles l’ont fait, mais sans traverser la soirée en patronnes du début à la fin.
Un PSG qualifié, mais pas un match tranquille
Merveille Kanjinga a ouvert le score à la 36e minute, donnant à Paris l’avantage qui devait simplifier la soirée. Le PSG avait alors une marge courte, mais précieuse, dans un barrage de Francfort où chaque erreur pouvait remettre dans le match.
La suite a confirmé que rien n’était réglé. Les Parisiennes ont souffert dans le temps réglementaire, avec une équipe diminuée par plusieurs absences. Griedge Mbock et Olga Carmona étaient touchées musculairement depuis le dernier match de préparation, tandis que Jackie Groenen avait été atteinte à l’ischio-jambier lors de l’aller.
Katarzyna Kiedrzynek a retardé le retour allemand avec un arrêt important à la 57e minute. Francfort a pourtant égalisé à la 76e, alors même que l’équipe allemande évoluait à dix après l’exclusion de Hayley Raso à la 66e minute.
La prolongation à tout renversé
Le vrai basculement est arrivé après la 90e minute. Paris a marqué quatre fois en prolongation, transformant un match accroché en qualification très grand sur le tableau d’affichage.
Kanjinga a remis le PSG devant à la 95e minute en représentant un coup franc excentré. Sakina Karchaoui a ensuite pris le relais avec deux buts : une action individuelle conclue à la 105e, puis un penalty transformé à la 113e.
Rasheedat Ajibade a fermé la soirée dans le temps additionnel de la prolongation, à la 120e+1, en marquant dans le but vide. Au final, le 5-1 donne une impression de maîtrise que le temps réglementaire ne racontait pas vraiment.
Ce doublé de Kanjinga et celui de Karchaoui pèsent lourd. Paris avait besoin de joueuses capables de forcer la décision dans une soirée fermée. Elles l’ont fait au moment où Francfort a commencé à croire à un vrai coup.
Une qualification qui remet Paris dans le bon wagon européen
Cette qualification compte aussi parce que le PSG sortait de deux saisons européennes frustrantes. Les Parisiennes avaient été éliminées au 3e tour préliminaire par la Juventus Turin lors de l’exercice 2024-2025, puis avaient terminé la phase de ligue suivante à la 17e place, avec seulement deux points pris sur les deux dernières rencontres.
Paris rejoint donc l’OL Lyonnes et le Paris FC, déjà qualifiés grâce à leur classement en championnat la saison passée. Pour le football féminin français, cette présence groupée en phase de ligue offre un socle plus solide dans une compétition où le niveau monte vite.
Le PSG féminin garde aussi une dynamique nationale à défendre. Dans un autre repère récent, la Fédération Française de Football indiquait que le Paris SG avait battu le Paris FC 2-1 lors de la première demi-finale de la Coupe de France féminine 2025-2026, samedi 4 avril. Ce genre de résultat rappelle que Paris reste installé dans les grands rendez-vous français, même quand son parcours européen a manqué de continuité.
La soirée pourrait aussi avoir une portée symbolique pour Elisa De Almeida. La défenseuse internationale française, titulaire contre Francfort, pourrait rejoindre Arsenal dans les prochaines heures, alors que le mercato anglais se termine jeudi soir. Cette information reste à confirmer par une annonce officielle du club concerné.
Le PSG féminin tient donc l’essentiel : une qualification, une prolongation parfaitement exploitée et une place retrouvée dans la phase de ligue européenne. Le contenu n’a pas été totalement rassurant, mais Paris a évité le piège le plus dangereux : sortir encore trop tôt.