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Vuelta 2026 : le parcours et profil de la 4e étape autour d’Andorre-la-Vieille

Par Maxime Aulne
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La 4e étape de la Vuelta 2026 autour d’Andorre-la-Vieille concentre quatre cols en un peu plus de 100 kilomètres, avec un final assez nerveux pour piéger plus d’un favori.

Sur le papier, ce n’est pas l’étape la plus longue du Tour d’Espagne 2026. Mais ce format court change justement la lecture de la journée : moins de temps mort, peu de place pour temporiser, et une succession de difficultés qui peut faire monter la pression très vite.

Le parcours annoncé autour d’Andorre-la-Vieille s’articule autour de quatre ascensions : le Port d’Envalira, la Collada de Beixalis, le Coll d’Ordino et l’Alto de la Comella. Une étape dessinée pour les grimpeurs, mais pas seulement. Les descentes et le placement peuvent compter presque autant que les watts.

Une étape courte, mais sans vraie respiration

Le départ est prévu depuis Andorre-la-Vieille, capitale de la principauté, dans la vallée de la Valira. Très vite, la route doit s’élever vers le Port d’Envalira, première grande difficulté de la journée.

L’ascension est annoncée longue de 25 kilomètres, à 5 % de moyenne. Le chiffre peut sembler contrôlable pour un peloton de Grand Tour, mais il cache une usure progressive. La route est décrite comme majoritairement rectiligne, avec des passages à 11 % dans le dernier tiers.

Sur une étape de 104 à 105 kilomètres selon les profils disponibles, une montée aussi longue dès le début peut servir de filtre. Les équipes qui veulent durcir la course n’ont pas besoin d’attendre le final : elles peuvent déjà isoler des coureurs, fatiguer les équipiers et préparer le terrain.

Après le Port d’Envalira, une longue descente d’environ 25 kilomètres ramène les coureurs vers la suite du parcours, par le Pas de la Casa et El Tarter. Cette portion n’est pas neutre. En montagne, une descente longue peut permettre de récupérer, mais aussi de perdre du temps si le placement ou la lucidité manquent.

Beixalis et Ordino, le cœur dur de la journée

La Collada de Beixalis apparaît comme l’un des passages les plus piégeux de cette 4e étape. Elle est annoncée à 6,7 kilomètres, avec une pente moyenne de 8,5 %. Surtout, la première moitié concentre les pourcentages les plus sévères, entre 7 et 12 %, avec des passages signalés jusqu’à 16 %.

C’est le genre de montée qui peut faire exploser une course courte. Pas besoin d’une attaque spectaculaire à dix kilomètres du sommet : une accélération mal encaissée, un équipier qui saute, un leader obligé de boucher un trou, et la journée change de visage.

La seconde partie de Beixalis serait un peu plus abordable, avec une pente qui baisse progressivement. Mais après un début aussi raide, le mal peut déjà être fait. Le sommet doit ensuite envoyer les coureurs vers une descente d’environ 7 kilomètres en direction d’Encamp.

Le Coll d’Ordino prend ensuite le relais. Ses 9,8 kilomètres à 7,1 % de moyenne offrent un effort plus régulier, avec de nombreux lacets. Au sommet, il resterait encore 25,2 kilomètres à parcourir. Ce détail compte : l’ascension ne mène pas directement à l’arrivée, donc les favoris devront choisir entre attaquer tôt ou attendre le dernier verrou.

La Comella et la descente finale peuvent tout tendre

Le dernier défi annoncé est l’Alto de la Comella. La montée ne mesure que 4,2 kilomètres, mais sa pente moyenne atteint 8,1 %. Les rampes seraient régulières, avec des passages à 12 % au début et à la fin de l’ascension.

Sur une étape déjà usante, ce format est dangereux. Une montée courte et raide après trois cols peut provoquer des écarts secs, surtout si le rythme a été élevé toute la journée. Les grimpeurs explosifs y trouvent un terrain idéal, tandis que les leaders moins à l’aise dans les changements de rythme devront limiter la casse.

Le sommet ne marque pas la fin des difficultés. Une dernière descente d’environ 4 kilomètres, décrite comme très technique, doit mener les coureurs jusqu’à l’arrivée à Andorre-la-Vieille, sur la Carrer Prat de la Creu. Ce final ajoute une couche tactique : il faudra encore descendre proprement après l’effort.

Cette arrivée a déjà une histoire dans les grands tours, puisque Sepp Kuss s’y était imposé sur le Tour de France 2021 et Vincenzo Nibali sur la Vuelta 2017. Ce rappel donne un indice sur la nature du terrain : ce n’est pas seulement une journée de grimpe pure, mais une étape où le sens de la course peut faire la différence.

Le profil général reste donc clair : une étape courte, concentrée, montagneuse, avec quatre ascensions et un final qui ne pardonne pas beaucoup. Pour les favoris de la Vuelta 2026, elle peut servir de premier gros révélateur. Pour les baroudeurs-grimpeurs, elle ressemble aussi à une fenêtre intéressante, à condition de résister à l’enchaînement et de garder assez de fraîcheur pour la Comella.

Auteur

Maxime Aulne

Journaliste sportif, fondateur de MVZ Sports et directeur de la publication. Je couvre le cyclisme, le rugby et l'économie du sport, et je réponds de ce qui est publié sur le site.

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