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« Je sens que j’ai les jambes pour jouer la victoire » : Seixas peut effacer un record de 1934

Par Gilles Marchetti
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Paul Seixas arriverait aux Mondiaux de Montréal avec une occasion rare : remporter le maillot arc-en-ciel et effacer un record de précocité attribué à Karel Kaers depuis 1934.

Sa deuxième place au Grand Prix de Montréal a renforcé cette perspective. Dans la dernière ascension, le Français aurait figuré parmi les coureurs les plus solides, seul Isaac Del Toro parvenant à revenir sur lui après le sommet.

Le résultat laisse pourtant un regret. Seixas aurait été surpris au sprint après avoir cherché le panneau des 200 mètres. Une erreur reconnue par le coureur, mais aussi un avertissement avant cette grande échéance du cyclisme mondial où chaque hésitation peut coûter le titre.

Une deuxième place qui confirme les ambitions de Seixas

Paul Seixas cherchait un repère avant les championnats du monde. Le Grand Prix de Montréal, disputé sur un parcours annoncé comme proche de celui des Mondiaux, devait lui permettre de mesurer sa condition face à plusieurs prétendants au maillot arc-en-ciel.

Le Français en serait ressorti avec une conviction claire : « Tout cela me met en confiance, je sens que j’ai les jambes pour jouer la victoire, c’est ce que j’espérais, j’ai travaillé pour ça. » Il estime également disposer encore d’une marge de progression avant le rendez-vous mondial.

Son erreur dans le sprint tempère néanmoins le bilan. Seixas explique avoir attendu le panneau des 200 mètres avant de lancer son effort. Son adversaire aurait profité de ce moment d’inattention pour le devancer. « En face, ce sont des gars qui ne se ratent pas, donc il ne faut pas que je me loupe non plus », reconnaît-il.

Cette lucidité compte presque autant que les jambes affichées dans la dernière montée. Sur un championnat du monde, le placement, la lecture de course et le timing du sprint peuvent départager des coureurs de niveau très proche.

Le record de Karel Kaers tiendrait à 73 jours

La portée historique du rendez-vous repose sur un calcul précis. Le Belge Karel Kaers aurait remporté le championnat du monde sur route en 1934 à l’âge de 20 ans et 76 jours. Ce résultat en ferait toujours le plus jeune champion du monde de l’épreuve masculine sur route.

Paul Seixas aurait 20 ans et 3 jours le 27 septembre 2026, date annoncée pour la course mondiale à Montréal. S’il s’imposait, il abaisserait donc le record de 73 jours.

La comparaison ne transforme pas le Français en favori automatique. Elle donne toutefois une dimension supplémentaire à sa candidature. Seixas ne jouerait pas uniquement un premier titre mondial : il pourrait modifier une ligne du palmarès restée intacte pendant près de 92 ans.

Ce scénario dépend encore de plusieurs vérifications officielles, notamment l’âge exact retenu pour les deux coureurs et l’homologation historique du record par l’UCI. La perspective reste assez forte pour placer la performance de Seixas sous une lumière particulière.

Une saison 2026 déjà dense avant le rendez-vous mondial

Le Français arriverait à Montréal avec un bilan remarquable. Sa saison 2026 comprendrait une victoire au classement général du Tour du Pays Basque accompagnée de trois succès d’étape, la Flèche Wallonne et la Faun Ardèche Classic.

Il aurait également pris la deuxième place de Liège-Bastogne-Liège derrière Tadej Pogacar, terminé quatrième du Tour de France puis deuxième du Grand Prix de Montréal. Ces résultats doivent être confirmés dans les classements officiels, mais ils dessinent une progression qui dépasse largement un simple exploit isolé.

La question sera désormais de convertir cette régularité en victoire sur une course d’un jour où le marquage entre favoris peut bouleverser le scénario. Seixas assure que sa forme est excellente et qu’il peut encore progresser avant les championnats.

Le record de 1934 donne une profondeur historique à son défi. Sa prestation récente à Montréal lui apporte un argument sportif plus immédiat. Pour effacer Karel Kaers, il lui faudra désormais éviter l’erreur de placement qui lui aurait coûté la victoire lors de sa dernière répétition.

Auteur

Gilles Marchetti

Journaliste sportif, chef de rubrique rugby. Je suis le Top 14, la Champions Cup et le XV de France au quotidien, avec une entrée par le jeu plutôt que par la déclaration.

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