« Elle a les moyens de rivaliser avec les meilleurs » : Ratier mise sur Marie Ibañez la fille de l’ex-international
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François Ratier a choisi de lancer Marie Ibañez face au Canada pour une raison précise : son mélange de combativité et de vitesse peut offrir aux Bleues un profil capable de rivaliser avec les meilleures ailières.
La composition annoncée pour le troisième match du WXV à La Rochelle plaçait la joueuse de 23 ans dans le couloir droit. Cette titularisation devait lui permettre de connaître sa première sélection avec l’équipe de France de rugby, après avoir été préférée à Anaïs Grando.
Ce choix dépasse le symbole d’une première cape. Ratier, qui a déjà entraîné Ibañez au Stade Bordelais, connaît ses qualités et attend d’elle une réponse immédiate face à une équipe canadienne exigeante.
Une vitesse supérieure à 30 km/h pour défier le Canada
François Ratier a résumé le profil de Marie Ibañez avec des mots réalise : « C’est une ferrailleuse, quelqu’un qui ne lâche rien. » Le sélectionneur a aussi avancé une donnée particulièrement parlante pour une ailière : la joueuse court à plus de 30 km/h.
Cette pointe de vitesse explique en partie sa présence dans le quinze de départ. Face au Canada, les Bleues avaient besoin d’une joueuse capable de résister dans le combat, puis de convertir rapidement un espace sur les extérieurs.
Ratier assume pleinement son pari : « Elle mérite cette première sélection. Elle a les moyens de rivaliser avec les meilleurs à son poste. Maintenant, c’est à elle de le montrer. » La dernière phrase fixe le niveau d’exigence. La confiance du sélectionneur existe, mais elle s’accompagne d’une attente sportive immédiate.
Le parcours d’Ibañez montre aussi que cette première opportunité internationale s’est construite sur plusieurs saisons. Dans un portrait publié le 27 mars 2026, La Dépêche rappelle que Marie Ibañez a rejoint le Stade Toulousain à 18 ans, après avoir commencé le rugby à Capbreton/Hossegor. Sa fiche au Stade Toulousain recense 4 saisons et 21 rencontres sous les couleurs toulousaines.
Mouna Touré profite du remaniement du pack français
Marie Ibañez n’était pas le seul nouveau visage mis en avant dans cette composition. Mouna Touré a gagné une place de titulaire en troisième ligne après une entrée remarquée contre l’Australie, match remporté 29-26 par les Bleues.
Le staff français devait revoir son pack après les cartons rouges reçus par Ambre Mwayembe et Cloé Correa face aux Wallaroos. Mwayembe avait écopé de trois semaines de suspension, contre deux pour Correa. Yllana Brosseau devait donc évoluer au poste de pilier gauche, tandis que Charlotte Escudero quittait son rôle habituel en troisième ligne pour monter en deuxième ligne.
Ce déplacement libérait une place pour Touré au poste de flanc. Léa Champon était, elle, remplacée en numéro 8, une position qu’elle avait déjà occupée pendant le Tournoi.
La charnière Bourdon Sansus-Arbez restait chargée de conduire le jeu français. La paire Feleu-Vernier était occupée au centre, avec Émilie Boulard à l’arrière. Malgré les changements imposés dans le pack, le staff conservait ainsi plusieurs repères dans les lignes arrière.
Une première cape qui doit valider le pari de Ratier
Le renouvellement concernait aussi le banc. Amalia Bazola Allières, Lou Roboam, Elsa Peyras et Élodie Fernandez figuraient parmi les joueuses encore sans sélection au moment de l’annonce. Fernandez avait déjà été remplacé contre l’Australie, sans entrer en jeu.
Dans ce groupe rajeuni, le cas de Marie Ibañez concentre une attente particulière. Elle est la fille de Raphaël Ibañez, ancien capitaine du XV de France, mais François Ratier justifie sa titularisation par des qualités mesurables et par son comportement sur le terrain.
Sa capacité à dépasser les 30 km/h lui donne une arme pour attaquer les espaces. Son tempérament de « ferrailleuse » doit lui permettre de tenir dans les séquences plus physiques. C’est précisément cette combinaison que Ratier veut confronter au niveau international.
Le sélectionneur ne présente donc pas Ibañez comme une simple débutante à observateur. Il lui confie une mission et considère qu’elle possède déjà les moyens de se mesurer aux références de son poste. Cette première sélection devait apporter la réponse attendue sur le terrain.