Théo Attissogbé, ce « deuxième organisateur » hybride qui change l’animation des Bleus sans Ramos ni Jalibert
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Privé de Thomas Ramos et de Matthieu Jalibert, Patrick Arlettaz veut faire de Théo Attissogbé un « deuxième organisateur » hybride pour changer l’animation des Bleus face aux Fidji.
L’entraîneur de l’attaque du XV de France a une idée précise. Sans ses deux animateurs habituels à l’arrière, il compte rendre Théo Attissogbé « un peu plus hybride » et lui confier un rôle élargi dans le jeu.
« Théo est un garçon intelligent. On va pouvoir le rendre un peu plus hybride », a expliqué le technicien. À 54 ans, Patrick Arlettaz n’en est pas à son premier chantier offensif : ancien centre passé par Argelès-sur-Mer, il a été manager de l’USAP de 2019 à 2024, comme l’atteste sa fiche sur It’s Rugby.
Un deuxième organisateur, avec ses qualités propres
Arlettaz est clair : Attissogbé n’est pas là pour copier Ramos ou Jalibert. « Il est capable de jouer ce rôle de deuxième organisateur, mais il le fera avec ses qualités », a détaillé l’entraîneur de l’attaque.
L’organisation collective ne bouge pas dans ses fondations. « Elle doit justement permettre à chaque joueur d’exprimer ses caractéristiques », a-t-il ajouté. Concrètement, l’arrière des Bleus apportera « des qualités différentes de celles de Thomas Ramos ou de Matthieu Jalibert ».
« Ce sera une autre façon de jouer et ce sera intéressant », résume Arlettaz, persuadé que son joueur « trouvera de quoi s’y régaler ».
Dupont et Ntamack pour encadrer cette animation
Ce rôle élargi d’Attissogbé s’appuie sur un retour très attendu : celui de la charnière Antoine Dupont – Romain Ntamack, plus alignée ensemble depuis longtemps sous le maillot bleu.
« On est ravis parce qu’ils sont tous les deux en forme », s’est réjoui l’entraîneur de l’attaque. Sur Dupont, jugé en dedans lors du dernier Tournoi, il est formel : « Beaucoup mieux physiquement. Je le trouve ressourcé, en pleine capacité de ses moyens. »
Il rappelle que la demi de mêlée « revenait de deux grosses blessures successives et avait eu très peu de matchs pour préparer le Tournoi ». Aujourd’hui, « il a récupéré tous ses moyens ». La paire Dupont-Ntamack fixe le cadre, Attissogbé et ajoute une deuxième lecture.
Woki, le retour du joueur aérien qui a musclé son jeu
Dernière pièce de cette animation remaniée : Cameron Woki. Revenu à l’UBB cet été avec un contrat de trois ans après son passage au Racing 92, comme l’a rapporté Sports – Orange en 2026, la troisième ligne effectuera probablement son retour en bleu.
« C’est un joueur très aérien, qui dévore les espaces. Mais, comme Robert Pirès à une époque, il fallait qu’il muscle un peu son jeu. Et c’est ce qu’il a fait », a salué Arlettaz.
Le technicien y voit une récompense logique, « par rapport à sa saison avec Bordeaux, à la mentalité qu’il a rencontré dans ses matchs et à la constance qu’il affiche ». Un profil qui ajoute de la densité au combat collectif, l’axe que les Bleus devront imposer face aux Fidji.
Car Arlettaz refuse de voir dans cette rencontre une simple répétition avant l’Afrique du Sud : « C’est un vrai match, difficile à gagner. Si on veut continuer d’être premiers, il faut battre les Fidji. » La nouvelle animation pilotée par Attissogbé sera donc jugée sur pièce immédiatement.