Cyclisme : Vauquelin emballé à l’idée de courir sans oreillette aux Championnats d’Europe
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Kévin Vauquelin se dit impatient de courir sans oreillettes aux Championnats d’Europe : le coureur français y voit un cyclisme plus instinctif et plus impliquant, sans renier l’utilité de l’outil.
La question traverse le peloton depuis des années. Les oreillettes rendent-elles les courses trop millimétrées, au point d’effacer le suspense ? Sur les Championnats d’Europe, comme aux Mondiaux, la réponse est claire : les systèmes de communication entre coureurs et voitures y sont proscrits.
Ce cadre découle d’un point de règlement UCI introduit en 2018, destiné à débrider les scénarios de course. Kévin Vauquelin, lui, ne s’en plaint pas. « J’adore les courses sans oreillettes », at-il souligné.
Un cyclisme plus à l’instinct
Pour le Français, rouler sans oreillette transforme la manière de courir. « Ça amène des cours un peu plus à l’instinct, où on ne sait pas exactement où sont tous les groupes », at-il détaillé.
Il en fait avant tout une question d’implication. « Si on n’est pas attentif à la course, on peut louper quelques informations importantes. On est donc plus impliqué dans la course, et je trouve ça vraiment intéressant », enchaîne-t-il.
Le débat n’est pas neuf, mais l’interdiction y est de moins en moins contestée. Le spectacle offert lors des derniers Championnats du monde a plutôt joué en sa faveur.
La sécurité, l’autre versant du débat
Vauquelin se garde pourtant de réduire les oreillettes à un simple gadget. « Le jeu des oreillettes est aussi câblé sur la sécurité », rappelle-t-il.
Il tient surtout à corriger une idée reçue sur l’usage réel de l’outil. « Il ne faut pas croire que l’on a une tablette et que l’on joue avec les oreillettes comme si on jouait avec les coureurs sur certains jeux vidéo », précise-t-il.
Sur les grandes échéances continentales, l’UCI a fait le choix d’un cyclisme plus brut, où les coureurs avancent sans être pilotés depuis la voiture. Une philosophie qui séduit le coureur tricolore.
Un coureur qui pèse de plus en plus
À 25 ans, Kévin Vauquelin n’est plus un espoir. Né le 26 avril 2001 à Bayeux, il s’est affirmé ces dernières saisons, notamment en remportant la 4e et dernière étape du Région Pays de la Loire Tour puis le classement général, une victoire documentée par Velo-Club.
Sur ces Championnats d’Europe, le coureur compte aussi sur le collectif tricolore, et sur la capacité de Thomas Voeckler à fédérer. « L’atout de Thomas, c’est de pouvoir créer une équipe avec des coureurs qui ne se connaissent pas en tant qu’équipiers », at-il admiré. Et ce, même sans Paul Seixas, non retenu dans la sélection.
Vauquelin aborde donc la course avec une conviction claire : sans oreillette, le cyclisme redevient un sport de vigilance, d’instinct et de décision. Une lecture qu’il espère bien convertir sur les routes européennes.