Cyclisme

« Il va gagner le Tour » : Paul Seixas reçoit une prédiction rare d’un ancien directeur sportif après sa première Grande Boucle

Par Gilles
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Quatrième du Tour de France dès sa première participation, Paul Seixas n’est plus seulement une promesse française : Vincent Lavenu le voit déjà comme un futur vainqueur de la Grande Boucle.

La phrase est courte, mais elle pèse lourd. « Il va gagner le Tour », affirme Vincent Lavenu au sujet de Paul Seixas. Pas une formule prudente. Pas un compliment poli après trois semaines réussies. Une prédiction nette, lieu d’un dirigeant qui connaît le coureur depuis ses jeunes années.

À 19 ans, Seixas sort d’un premier Tour de France termine à la quatrième place du classement général. Le podium lui a échappé, et le coureur lui-même n’a pas masqué sa déception. Mais cette frustration dit aussi autre chose : il n’a pas vécu cette performance comme une surprise heureuse, plutôt comme une étape vers plus grand.

Une quatrième place qui change tout pour Paul Seixas

Pour une première Grande Boucle, terminer la quatrième suffit déjà à installer un coureur dans une autre catégorie. Dans le cas de Paul Seixas, l’effet est encore plus fort, car la performance arrive très tôt dans sa carrière et sous une pression énorme.

Vincent Lavenu insiste sur ce point : « C’est du jamais vu pour un jeune coureur de 19 ans. » Il décrit un coureur capable de tenir son rang alors que l’attention médiatique était déjà forte autour de lui. Ce n’est pas seulement une question de jambes. Lavenu met aussi en avant sa sérénité, son intelligence de parcours et sa capacité à gérer un Tour où chaque journée peut faire basculer un classement général.

Seixas, lui, avait résumé son sentiment avec lucidité avant l’arrivée sur les Champs-Élysées. Déçu de ne pas avoir pu lutter davantage pour le podium, mais conscient que cette quatrième place deviendrait une fierté avec un peu de recul. Cette double lecture est importante : il célèbre une performance immense, sans s’en contenter.

Pourquoi Vincent Lavenu ose déjà parler de victoire sur le Tour

La prédiction de Vincent Lavenu ne repose pas uniquement sur le classement final. L’ancien patron de l’équipe AG2R La Mondiale détaille un profil complet : Seixas grimpe, sprinte, se place bien et reste calme. Dans une course comme le Tour, cette polyvalence compte presque autant que la puissance brute.

Lavenu rappelle aussi que la progression du Français était déjà visible l’année précédente. Selon lui, un très grand Tour de France était envisageable dès le début de saison. La quatrième place ne tombe donc pas de nulle part : elle confirme une trajectoire qu’il jugeait déjà exceptionnelle.

Son analyse va même plus longe. Pour lui, la question n’est pas de savoir si Seixas peut gagner le Tour, mais quand. « Si on me demande si Paul va gagner le Tour, je dis oui. Il va gagner le Tour », lâche-t-il. La présence de Tadej Pogacar change évidemment l’équation, mais Lavenu voit dans Seixas un coureur encore en pleine montée, face à un champion déjà installé au sommet depuis plusieurs saisons.

L’exemple concret est simple : si Seixas revient sur le Tour avec une équipe entièrement construite autour de lui, un calendrier maîtrisé et deux ou trois années de maturité en plus, sa quatrième place actuelle ne sera plus seulement un exploit précoce. Elle deviendra une base de travail pour viser le podium, puis la victoire.

L’enjeu décisif : bien entourer le phénomène français

Lavenu connaît l’histoire de Paul Seixas de près. Il raconte l’avoir vu arriver très jeune dans la structure de formation, au point d’intégrer une équipe juniors alors qu’il était encore cadet. Ce parcours nourrit forcément son regard : il ne parle pas d’un coureur découvert au hasard d’un classement, mais d’un talent suivi depuis longtemps.

La suite dépendra maintenant de l’environnement. Seixas serait lié à son équipe jusqu’à fin 2027, et Lavenu estime que la structure a les moyens de le conserver. Mais il ajoute une nuance importante : pour gagner le Tour de France, il faut une équipe solide, aguerrie, capable d’encadrer un leader sur trois semaines.

C’est là que la prédiction devient vraiment intéressante. Dire que Seixas a le talent pour gagner le Tour est une chose. Lui construire le cadre pour transformer ce talent en victoire en est une autre. Le cyclisme moderne ne laisse presque aucune marge : choix du calendrier, équipiers en montagne, gestion de la pression, réponse face à Pogacar ou à ses successeurs.

La France tient peut-être son coureur le plus excitant pour les années à venir. Lavenu va jusqu’à évoquer Bernard Hinault et Jacques Anquetil pour situer l’ampleur du potentiel. La comparaison est lourde, presque écrasante. Mais après une quatrième place dès la première participation, elle dit surtout une chose : Paul Seixas n’est déjà plus jugé comme un espoir ordinaire.

Auteur

Gilles

Golfeur (index 12) nourri aux sports de combat et à la tactique. J'aborde l'actu sportive avec flegme. Je décortique la performance et la stratégie sans jamais forcer. Une plume relax qui analyse tout le secteur du sport, du green de golf à l'octogone du MMA.

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