« J’ai perdu tout respect pour elles » : Célia Géry devient malgré elle le facteur X du duel Niewiadoma-Vollering avant le dernier rendez-vous à Nice
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À Nice, Kasia Niewiadoma n’a pas seulement perdu le maillot jaune : elle a aussi ouvert un front de tension avec Célia Géry, coéquipière de Demi Vollering chez FDJ United-Suez.
Le duel entre Kasia Niewiadoma et Demi Vollering avait déjà tout pour tenir la course en haleine. Il a pris une tournure beaucoup plus électrique après l’arrivée sur la Promenade des Anglais, où la Polonaise a laissé éclater sa colère.
Distancée par Vollering, troisième de cette étape de cyclisme à 17 secondes de sa rivale, Niewiadoma aborde le dernier rendez-vous avec 8 secondes de retard au classement général. Un écart minuscule. Mais dans son récit de la journée, un nom revient avec insistance : Célia Géry.
Une accusation directe contre Célia Géry après la perte du maillot jaune
À l’arrivée, Niewiadoma est allée demander des explications à la jeune Française. Sa question a résumé la tension du moment : « Pourquoi tu m’as tassée contre les barrières ? » Elle lui a aussi demandé si ce placement faisait partie d’un plan.
La scène compte parce qu’elle arrive au pire moment pour la coureuse de Canyon-SRAM. Niewiadoma s’attendait à une attaque de Demi Vollering. Elle savait que la sélection pouvait se faire à cet endroit. Mais selon elle, elle n’était pas dans la roue de sa rivale au début de l’ascension parce que Géry l’aurait bloqué contre les barrières.
La Française n’a pas été sanctionnée par les commissaires. Ce point est central : sportivement, l’incident ne change pas le résultat officiel. Narrativement, en revanche, il change tout. Niewiadoma ne parle pas d’une simple gêne dans le peloton, mais d’un moment qui l’aurait empêché de répondre immédiatement à l’accélération de Vollering.
« J’ai perdu tout respect pour elles » : la phrase qui durcit le duel
La déclaration la plus forte de Niewiadoma vise clairement FDJ United-Suez. La Polonaise a reconnu que l’équipe avait bien couru, mais elle a également souligné que la manière n’était pas loyale. Elle a affirmé avoir été tellement serrée près de la barrière qu’elle aurait dû arrêter de pédaler.
Sa phrase, « J’ai perdu tout respect pour elles », donne une autre dimension à l’avant-dernière journée. On ne parle plus seulement d’un duel de jambes entre deux favoris. On parle d’un duel où la gestion du placement, des équipières et de la pression devient presque aussi importante que la puissance dans les ascensions.
Demi Vollering, elle, a calmé le jeu. La nouvelle maillot jaune a expliqué qu’elle n’avait « rien vu » et qu’elle regardait seulement devant elle, dans un effort maximal. Elle a aussi défendu Célia Géry en avançant qu’elle n’avait probablement pas vu Niewiadoma au moment de s’écarter.
Cette nuance évite de transformer l’incident en verdict définitif. Niewiadoma accuse. Vollering temporiser. Les commissaires n’ont pas pas sanctionné. Mais à 8 secondes près, même un fait de course non puni peut devenir un poids mental.
Le dernier rendez-vous à Nice peut se jouer sur les jambes, mais aussi sur les nerfs
La dernière étape s’annonce brutale avec quatre ascensions du Col d’Eze avant une nouvelle arrivée à Nice. Sur le papier, l’écart est simple : Niewiadoma doit reprendre au moins 8 secondes à Vollering pour renverser la situation. Sur la route, ce sera beaucoup moins propre.
Exemple concret : si Vollering attaque tôt dans une montée, Niewiadoma devra choisir en quelques secondes. Répondez immédiatement, quittez à exploser plus loin, ou temporiser avec le risque de voir l’écart grandir. Après l’incident avec Géry, elle devra également surveiller le placement des équipières FDJ United-Suez autour d’elle. Pas pour crier au complot, mais parce qu’une course se perd parfois sur un mauvais mètre au mauvais moment.
C’est là que Célia Géry devient malgré elle un facteur X. Elle n’est pas la favorite du classement général. Elle n’a pas pris le maillot jaune. Mais son rôle dans la séquence contestée par Niewiadoma place FDJ United-Suez au centre d’une tension qui peut peser sur la dernière bataille.
Vollering a désormais le maillot jaune, 8 secondes d’avance et une équipe qui devra contrôler une adversaire vexée. Niewiadoma, elle, n’a plus la main, mais elle a un motif supplémentaire pour courir avec agressivité. À Nice, la course peut encore se gagner à la pédale. Elle peut aussi basculer sur une seconde d’hésitation, un placement ou une attaque lancée au bon moment.