Un avocat spécialisé en droit international du sport a évoqué la possibilité jugée très improbable de rejouer la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, après la décision de la CAF d’attribuer le titre aux Lions de l’Atlas sur tapis vert.
La controverse née de la finale de la CAN 2025 ne faiblit pas. Deux mois après la rencontre décisive, une décision de la CAF a bouleversé le verdict sportif rendu sur le terrain : le Sénégal, vainqueur après prolongation, s’est vu retiré son titre pour avoir quitté le terrain en signe de protestation.
La Fédération sénégalaise a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et l’affaire alimente débats et analyses juridiques sur la validité d’un éventuel rejouement.
Contexte
Deux mois après la finale de la CAN 2025, remportée sur le terrain par le Sénégal (1‑0 après prolongation), la Confédération africaine de football (CAF) a retiré le titre aux Lions de la Teranga. Sanctionnés pour avoir quitté le terrain en toute fin de match pour protester contre un penalty accordé au Maroc, les Sénégalais ont vu la victoire annulée et le trophée attribué au Maroc.
Recours au TAS
Scandalisée par la décision, la Fédération sénégalaise a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Le jugement pourrait prendre plusieurs mois. En attendant, l’avocat Romain Bizzini, interrogé par Marca, a analysé les chances d’obtenir le rejouement de la finale.
Un rejouement peu probable selon l’avocat
Selon Romain Bizzini, la possibilité de rejouer le match n’est pas totalement exclue mais reste très improbable. À la lecture du règlement de la CAF, il estime que le recours le plus plausible n’est pas le match rejoué. Il rappelle notamment l’article 82 : la sanction prévue pour la violation évoquée aboutit « sans équivoque » à une défaite 3‑0.
Le TAS peu enclin à renverser la décision ?
Bizzini considère également qu’il est peu probable que le TAS aille à l’encontre de la décision de la CAF d’attribuer le titre au Maroc sur tapis vert. « Étant donné que le TAS statue en premier lieu sur les questions juridiques, il me semble que les chances de succès du Sénégal sont assez faibles », a‑t‑il jugé.
La bataille juridique menée par le Sénégal est engagée, mais les analyses d’experts laissent peu d’espoir d’obtenir un rejouement de la finale. Le règlement de la CAF et l’interprétation juridique de l’affaire plaident en faveur du maintien de la sanction et de la victoire administrative du Maroc.