L’Italie a échoué à se qualifier pour la Coupe du monde 2026, mais un scénario réglementaire improbable pourrait théoriquement la repêcher à condition qu’une équipe qualifiée se retire et que la FIFA accepte une exception.
L’Italie manquera son troisième Mondial consécutif (2018, 2022, 2026). Pour les supporters italiens, c’est une catastrophe sportive mais aussi une question : existe-t-il vraiment une porte de sortie ? Cet article explique pourquoi l’espoir existe théoriquement, mais pourquoi il ne faut pas y croire.
Le scénario de repêchage : comment l’Italie pourrait théoriquement revenir
L’Article 6 du règlement FIFA ouvre une brèche minuscule : « Si une association membre participante se retire et/ou est exclue de la Coupe du Monde de la FIFA 26, la FIFA statuera sur la question à son entière discrétion » (Règlement FIFA). Cette discrétion totale constitue l’unique espoir italien.
Des spéculations circulent sur un possible forfait de l’Iran pour des raisons politiques internes. Une hypothèse qui contraste avec la position officielle de la FIFA qui maintient l’Iran dans la liste des équipes qualifiées.
L’Italie, quadruple championne du monde et championne d’Europe en titre, n’a jamais connu pareille humiliation. Mais cette porte théorique se referme très vite dès qu’on examine les obstacles réels.
Pourquoi l’Italie ne sera probablement pas repêchée : les obstacles réglementaires
En cas de forfait d’une équipe qualifiée, la FIFA privilégierait le repêchage d’une équipe de la même confédération pour maintenir l’équilibre continental (RMC Sport, 01/04/2026). Cette logique géopolitique prime sur le prestige sportif.
L’UEFA dispose déjà de 16 places qualifiées sur 55 fédérations au Mondial 2026 (RMC Sport, 01/04/2026). Ajouter l’Italie déséquilibrerait davantage la répartition continentale. Les Émirats arabes unis, meilleure équipe asiatique non-qualifiée après leur élimination en barrage (RMC Sport, 01/04/2026), constitueraient un choix plus logique en cas de forfait iranien.
La discrétion FIFA ne signifie pas obligation de repêcher l’Italie. Elle peut aussi décider de maintenir 47 équipes qualifiées au lieu de 48, ou choisir une nation d’un autre continent.
L’origine de la spéculation : quand un entraîneur adjoint crée une fausse piste
Le scénario d’inclusion de l’Italie provient de spéculations de René Meulensteen, entraîneur adjoint de l’Irak (talkSPORT). Une source indirecte qui a transformé une hypothèse réglementaire en espoir médiatique.
Cette spéculation illustre le fossé entre possibilité théorique et réalité pratique. Les médias amplifient un scénario quasi-impossible, alimentant de faux espoirs chez les supporters italiens.
La sélection italienne doit assumer sa responsabilité. Rater trois Mondiaux consécutifs avec un effectif de ce calibre relève de l’échec collectif, pas du hasard réglementaire.
L’Italie a une porte théorique, mais elle est verrouillée par trois clés que la FIFA ne tournera probablement jamais. L’Italie devra accepter de manquer son troisième Mondial consécutif.