Faustino Varela, vice-président du Jury d’Appel de la CAF, avait contesté publiquement la décision d’attribuer la CAN 2025 au Maroc, créant une crise institutionnelle sans précédent au sein de l’instance disciplinaire du football africain.
En avril 2025, le Jury d’Appel de la CAF avait retiré l’organisation de la CAN 2025 au Sénégal pour la confier au Maroc sur tapis vert mais l’un de ses propres vice-présidents avait refusé de cautionner cette décision.
La légitimité de ce verdict était contestée de l’intérieur même de l’institution qui l’avait prononcé.
Retour sur les arguments précis de Varela et le contexte troublant qui avait entouré cette crise : le licenciement mystérieux d’un responsable clé deux semaines avant le verdict.
« Je suis en profond désaccord » : un vice-président du Jury d’Appel avait contesté la décision sur la CAN 2025
Selon Sportnewsafrica, Faustino Varela n’avait pas mâché ses mots. « Je suis en profond désaccord avec la décision. Je ne peux souscrire à l’interprétation qui a prévalu dans cette décision » avait-il déclaré en avril 2025.
Cette déclaration fracassante visait directement la décision du Jury d’Appel de retirer l’organisation de la CAN 2025 au Sénégal. Le Maroc héritait ainsi de la compétition sur tapis vert.
Varela occupait pourtant le poste de vice-président de cette même instance disciplinaire suprême du football africain. Son statut expliquait pourquoi cette contestation avait créé un séisme : ce n’était pas une critique externe, mais une rébellion interne.
Jamais dans l’histoire de la CAF un membre du Jury d’Appel n’avait publiquement désavoué une décision de sa propre institution.
Le cœur du désaccord : y avait-il eu abandon du match par le Sénégal ?
L’argument de Varela portait sur l’interprétation juridique du match Sénégal-Maroc qui avait déclenché cette crise. Le Jury d’Appel avait estimé que le Sénégal avait abandonné la rencontre.
Varela contestait frontalement cette analyse. « Lorsque l’arbitre laisse le match se poursuivre et arriver à son terme, il me semble que cela confirme qu’il n’y a pas eu d’abandon » avait-il argumenté.
Cette différence d’interprétation déterminait qui organiserait la CAN 2025.
Pour Varela, si l’arbitre avait permis au match d’aller jusqu’au coup de sifflet final, c’était la preuve qu’aucun abandon n’avait eu lieu. Cette lecture juridique s’opposait diamétralement à celle de ses collègues du Jury d’Appel.
Les zones d’ombre : un licenciement deux semaines avant la décision
Cette contestation interne révélait des zones d’ombre troublantes. Un responsable chargé de l’indépendance du Jury d’Appel avait été licencié deux semaines avant le verdict.
Le timing interrogeait. Pourquoi écarter un garant de l’indépendance juste avant une décision aussi sensible ?
Cette révélation renforçait les doutes de Varela sur l’intégrité du processus. Elle suggérait que des pressions externes avaient pu influencer le verdict final.
L’absence de ce responsable lors des délibérations finales posait des questions sur la régularité de la procédure. Questions que Varela avait soulevées publiquement.
Cette crise institutionnelle montrait que la décision sur la CAN 2025 n’était pas définitive : elle était contestée par l’une des plus hautes autorités du football africain.
Le TAS a-t-il finalement donné raison à Varela dans cette affaire ?