José Mourinho a de nouveau pris la parole sur l’affaire opposant Vinicius Junior à Gianluca Prestianni. L’entraîneur de Benfica insiste sur la présomption d’innocence, tout en se montrant très ferme en cas de culpabilité avérée.
La tension ne retombe pas autour de l’altercation entre Vinícius Júnior et Gianluca Prestianni. Accusé de propos racistes par l’ailier du Real Madrid, le joueur de Benfica est au cœur d’une enquête menée par l’UEFA.
Présent en conférence de presse, José Mourinho a livré une position à la fois prudente et sans ambiguïté.
La présomption d’innocence mise en avant
Mourinho a rappelé qu’il souhaitait rester impartial dans une affaire qu’il juge potentiellement très grave.
Refusant de « porter le maillot rouge de Benfica ou le maillot blanc du Real », il insiste sur un principe fondamental : la présomption d’innocence.
Le technicien portugais affirme rejeter toute forme de discrimination et de préjugé, tout en invitant à attendre les conclusions officielles avant de tirer un verdict.
« S’il est coupable, ce sera fini »
Mais le message du “Special One” est également d’une grande fermeté.
Il a clairement indiqué que si son joueur était reconnu coupable, son avenir au club et sous ses ordres serait compromis :
« Si le joueur est effectivement coupable, je ne le regarderai plus jamais de la même façon et pour moi, ce sera fini. »
Une déclaration forte qui montre que Mourinho ne défendra pas Prestianni à n’importe quel prix.
Une affaire toujours en cours
L’incident remonte au match aller de football remporté 1-0 par le Real à Lisbonne le 17 février. La rencontre avait été brièvement interrompue après que Vinicius Junior a affirmé avoir été traité de « singe ».
Prestianni a nié les accusations sur les réseaux sociaux, évoquant un malentendu. Suspendu provisoirement par l’UEFA, il n’a pas participé au match retour, perdu 2-1 par Benfica.
José Mourinho adopte donc une ligne claire : défendre la présomption d’innocence, mais sanctionner sans hésiter si la culpabilité est établie.
Dans une affaire aussi sensible, l’entraîneur portugais tente d’équilibrer fermeté morale et respect de la procédure. Reste désormais à l’UEFA de trancher.