À 19 ans, Mikheili Shioshvili a marqué les esprits pour sa première en Top 14 avec Toulon, bousculant Lyon avec une puissance rare.
Le 28 février 2026, le Rugby Club Toulonnais a arraché un match nul précieux sur la pelouse du Lyon OU (13-13), lors de la 18e journée de Top 14. Mais au-delà du score, un nom a émergé : Mikheili Shioshvili.
À seulement 19 ans, le troisième ligne centre géorgien a célébré sa toute première titularisation dans l’élite. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas fait dans la demi-mesure.
Mikheili Shioshvili, une première en Top 14 pleine d’impact
Dès son premier ballon touché, “Misho” a donné le ton. Percussions rageuses, défenseurs mis sur le reculoir, impacts répétés : le jeune numéro 8 a constamment avancé sur le synthétique humide de Gerland.
Avec 42 mètres parcourus ballon en main et cinq plaquages cassés, il s’est imposé comme l’avant toulonnais le plus tranchant de la rencontre. Un baptême du feu musclé, à l’image de son gabarit impressionnant (1,93 m pour plus de 110 kg).
Pour Esteban Abadie, le message est clair : « Pour une première, il a cassé des bouches ! » Le flanker varois n’a pas caché sa fierté après la rencontre pour Var-Matin.
Un match nul qui confirme le regain toulonnais à l’extérieur, après plusieurs mois sans le moindre point glané loin de Mayol.
Une revanche après les blessures et un défi relevé
Arrivé sur la rade en 2024 en provenance des Lelo Saracens de Tbilissi, Shioshvili a connu des débuts freinés par les blessures. Privé de la première partie de saison, il a dû s’accrocher.
« Il en a pas mal chié avec les blessures. Il a énormément bossé avec Cédric Béal et tout le groupe pour revenir », a insisté Abadie. L’absence de Pierre Mignoni a d’ailleurs offert à Cédric Béal, habituel coach des Espoirs, l’opportunité de lancer son protégé dans le grand bain.
Débuter en Top 14 à l’extérieur, dans un contexte tendu, face à une équipe lyonnaise solide, représentait un vrai test. Le Géorgien l’a relevé avec caractère, apportant une puissance qui manquait ces dernières semaines au pack varois.
Des axes de progression mais un potentiel évident
Tout n’a pas été parfait. Quatre plaquages manqués, un en-avant et deux pénalités concédées rappellent que l’apprentissage du très haut niveau est exigeant.
Mais l’essentiel est ailleurs. « Tout n’a pas été parfait, mais c’est positif. Les mecs l’ont super bien accompagné. On a senti qu’il avait envie de montrer toutes ses capacités. À l’avenir, il va falloir compter sur lui », a analysé l’adjoint Maxime Petitjean.
Son engagement physique, sa capacité à avancer après contact et son appétit dans les collisions en font déjà un profil rare. Si la défense gagne en rigueur et que l’intégration linguistique progresse, Toulon pourrait tenir un atout majeur pour les saisons à venir.
Dans un championnat aussi dense que le Top 14, l’émergence d’un jeune joueur capable d’impacter immédiatement les défenses adverses est un signal fort. Reste désormais à confirmer sur la durée.
Pensez-vous que Mikheili Shioshvili peut s’imposer durablement comme titulaire au RC Toulon cette saison ? Donnez votre avis en commentaire.