À seulement 18 ans, ce joyau du LOU attire déjà l’œil du Stade Toulousain
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Mathis Galeazzi a 18 ans. Il joue demi d’ouverture au LOU Rugby. Et il fait déjà parler bien au-delà de Gerland.
Inscrit à l’effectif professionnel du LOU pour la saison 2025/2026 avec le statut JIFF (joueur issu de la formation française), il n’a pas encore comptabilisé de temps de jeu en Top 14. Être intégré au groupe pro à 18 ans sans avoir encore joué en Top 14 : c’est précisément le signal que le LOU envoie sur son avenir.
D’après les indiscrétions du Progrès relayées par Le10Sport, Galeazzi est considéré comme l’un des plus grands espoirs du LOU et comme un potentiel futur numéro 10 du XV de France. Une projection qui n’est pas tombée du ciel .
Mathis Galeazzi, la nouvelle pépite du LOU qui fait rêver Toulouse
Le LOU Rugby possède l’un des meilleurs centres de formation du pays. Classé 2e du Top 14 avec une note de 4 étoiles sur 5, le club lyonnais a promu huit jeunes joueurs au statut professionnel en avril 2026. Galeazzi fait partie de ce vivier d’exception.
Plusieurs jeunes Lyonnais ont également intégré le groupe France U20 pour la Coupe du monde, prévue en Géorgie à partir de fin juin 2026. Cette vitrine internationale amplifie encore la visibilité de Galeazzi auprès des recruteurs nationaux.
Le précédent Ntamack : pourquoi Toulouse cible Galeazzi dès maintenant
L’intérêt du Stade Toulousain pour un ouvreur de 18 ans a un précédent direct. Il s’appelle Romain Ntamack.
Ntamack a intégré le groupe professionnel toulousain à 18 ans, lors de la saison 2017-2018. Il a remporté la Coupe du monde U20 en 2018, puis s’est imposé en Top 14 et en équipe de France. Toulouse sait donc exactement ce que peut donner un ouvreur de cet âge quand il est bien accompagné.
Aujourd’hui, Ntamack a 27 ans. Il est sous contrat avec le Stade Toulousain jusqu’en 2028. Mais il a lui-même ouvert une porte vers un départ à terme. Dans L’Équipe, il déclarait :
« Si je m’imagine ailleurs qu’à Toulouse ? En France, non. Mais à l’étranger, ça me plairait bien. Le rugby aux États-Unis va sûrement se développer encore plus avec l’organisation de la Coupe du monde 2031. J’aime bien aussi l’Australie et le Japon. »
Cette déclaration publique change la donne pour Toulouse. Anticiper un départ de son numéro 10 titulaire est une nécessité stratégique. Cibler Galeazzi au même âge que Ntamack lors de son intégration pro, c’est reproduire exactement le même schéma.
Selon Le Progrès, le Stade Toulousain n’est d’ailleurs pas seul sur le dossier. Les plus grosses écuries du Top 14 auraient également été séduites par les performances du jeune ouvreur lyonnais. La concurrence est réelle.
Le LOU contre-attaque : comment Lyon entend garder ses pépites
Le LOU connaît ce scénario. Il l’a vécu avec Pierre-Louis Barassi, parti au Racing 92, et Félix Lambey, passé par Northampton puis le Racing deux joueurs formés à Lyon qui ont choisi d’autres horizons pour s’imposer au plus haut niveau. Ce pattern de fuite des talents est une réalité structurelle pour le club.
Premier signal concret : la prolongation de Lilian Baret. Ce troisième ligne de 17 ans, capitaine des Bleuets U18, a signé une extension de contrat avec le LOU jusqu’en 2027, malgré les sollicitations de nombreux cadors du Top 14. La preuve que le club lyonnais sait convaincre ses jeunes de rester quand il s’en donne les moyens.
Sur le dossier Galeazzi, le LOU dispose d’un atout supplémentaire. Philippe Boher, conseiller sportif nouvellement nommé au club, connaît personnellement l’ouvreur. Il l’a suivi via les sélections France U20 Développement. Ce lien direct entre le staff et le joueur n’est pas anodin dans une négociation de prolongation.
Le LOU s’active donc sur deux fronts simultanément : sécuriser Galeazzi contractuellement, et lui offrir une perspective de développement crédible au sein du groupe professionnel. La nomination de Boher s’inscrit précisément dans cette logique de renforcer la passerelle entre la formation et l’élite.
Un choix qui dépasse le joueur
À 18 ans, Mathis Galeazzi incarne les enjeux modernes du rugby français : comment retenir les talents face aux appels des grands clubs ? Son choix prolonger au LOU ou rejoindre Toulouse aura des répercussions bien au-delà de sa carrière personnelle. Il dira si le centre de formation lyonnais, classé 2e du Top 14, peut enfin conserver ses pépites plutôt que de les voir s’épanouir ailleurs.
Galeazzi prolongera-t-il au LOU comme Baret, ou rejoindra-t-il Toulouse dans les pas de Ntamack ?