Au Vélodrome de Marseille, Romain Ntamack a livré une masterclass offensive avec 7 transformations réussies sur 7 et 22 points inscrits, avant de recevoir une ovation rare d’un stade neutre à sa sortie du terrain.
Dimanche 10 mai au Vélodrome, Toulouse a écrasé Toulon 51-27 dans un récital offensif où Romain Ntamack a été le chef d’orchestre incontesté.
Ntamack en mode XXL : 7 sur 7 au pied et 22 points de maîtrise
Sept tentatives. Sept réussites. Romain Ntamack n’a pas raté un seul coup de pied au but de la soirée. Une précision chirurgicale, dans un Vélodrome bouillonnant, face à une défense toulonnaise pourtant réputée.
Au total, l’ouvreur du Stade Toulousain a inscrit 22 points. Une contribution individuelle qui pèse à elle seule près de la moitié du score final. Les observateurs du rugby français qualifient sa prestation de « grande maîtrise ».
Ntamack n’a pas seulement botté. Il a animé, orienté, décidé. Aux côtés d’Antoine Dupont, également brillant dans ce récital offensif, il a rendu le jeu toulousain illisible pour Toulon. Fils d’Émile Ntamack, formé au club depuis l’enfance, il s’impose comme le numéro 10 le plus décisif du Top 14.
Mais ce qui rend cette soirée véritablement inoubliable, c’est ce qui s’est passé à dix minutes de la fin du match.
L’ovation du Vélodrome : quand un stade neutre applaudit l’adversaire
À dix minutes du coup de sifflet final, le staff toulousain décide de ménager son ouvreur. Romain Ntamack quitte la pelouse. Ce qui se passe alors est rare.
Le Vélodrome se lève. Les applaudissements fusent de toutes parts. Pas depuis le seul virage toulousain. De partout. D’un stade neutre qui vient de passer 70 minutes à regarder un adversaire le dominer.
« Une telle reconnaissance d’un stade neutre envers un joueur adverse est exceptionnelle », résument les observateurs du rugby français. Dans le rugby professionnel, ce geste ne se produit presque jamais. On applaudit ses propres joueurs, on n’ovationne pas l’adversaire.
Ntamack a forcé ce moment par la qualité pure de sa prestation : perfection au pied, intelligence de jeu, spectacle beau même pour ceux qui perdent.
Cette ovation intervient alors que Toulon, malgré sa défaite, voit sa qualification en phases finales s’éloigner.
Toulouse en récital, Toulon en crise : les conséquences de cette débâcle
Le score final parle de lui-même : 51-27 pour le Stade Toulousain. Vingt-quatre points d’écart, une démonstration collective portée par Dupont et Ntamack.
Pour Toulon, la soirée est bien plus qu’une défaite. Le club varois se retrouve avec neuf points de retard sur le sixième du classement, à trois journées seulement de la fin de la saison régulière. La qualification pour les phases finales est désormais compromise.
Trois journées. Neuf points. Les calculs sont cruels. Toulon devra gagner et espérer des faux pas adverses un scénario difficile au vu de la dynamique actuelle.
Pour Toulouse, cette soirée confirme une domination offensive redoutable. Pour Toulon, c’est un avertissement brutal à trois journées de la fin.
Avez-vous déjà vu un joueur adverse recevoir une ovation dans votre stade ?