Ben Tameifuna ne rejouera plus cette saison, et Bordeaux le savait depuis plusieurs semaines, il a bien fait de profiter !

Ben Tameifuna
Publié le juin 4, 2026

L’opération de Ben Tameifuna a pu surprendre à l’annonce, mais en interne, l’UBB savait déjà que sa saison était terminée. La chirurgie était programmée depuis plusieurs semaines, avec un objectif : le garder jusqu’à la finale de Champions Cup contre le Leinster.

L’Union Bordeaux-Bègles a communiqué sur l’intervention chirurgicale de son pilier droit, Ben Tameifuna. Pourtant, selon les informations rapportées, ce n’était pas un “coup de théâtre” : la décision avait été prise en amont, et le calendrier de l’opération avait été soigneusement planifié par le staff médical et le club.

Bordeaux savait depuis plusieurs semaines : la gestion stratégique de la blessure de Tameifuna

Comment Bordeaux a-t-il pu aligner son pilier en sachant qu’une opération l’attendait ? La réponse est simple : c’était un choix assumé. Le club a repoussé l’intervention après la finale de Champions Cup contre le Leinster, laissé Tameifuna jouer jusqu’à Toulon, puis l’a envoyé au bloc. Une gestion froide, calculée, efficace.

Ben Tameifuna souffrait d’une blessure à l’épaule nécessitant une opération depuis plusieurs semaines avant l’annonce officielle. L’intervention était programmée. Le club le savait.

À 34 ans, Tameifuna n’est plus un joueur que l’on peut se permettre de perdre sur blessure aggravée. Le staff a estimé que le risque était maîtrisé et l’apport du joueur suffisamment précieux pour valoir ce pari. Pour un pilier droit de son calibre, l’un des plus puissants du Top 14, chaque match supplémentaire représente une valeur sportive considérable. Bordeaux n’a pas laissé filer cette ressource. Froid, pragmatique, efficace.

Son dernier match à Toulon : un adieu en beauté

Bordeaux avait planifié l’opération dans la foulée du match de Toulon. Le scénario s’est déroulé exactement comme prévu.

Le dimanche 1er juin 2026, à Toulon, Ben Tameifuna dispute son dernier match de la saison. À la 43e minute, il aplatit. Score : 21-14 pour l’UBB. Un essai de pilier, massif, symbolique. Le club savait que Toulon serait le point final. Il a laissé son joueur partir sur une image forte.

Le bilan de saison parle de lui-même : 22 rencontres toutes compétitions confondues, 6 essais inscrits. Pour un pilier de 34 ans, c’est une saison pleine et remarquable. Bordeaux a tiré le maximum d’un joueur qui évoluait avec une épaule abîmée depuis des semaines.

Au-delà de Tameifuna : les blessures qui s’accumulent à Bordeaux

La blessure de Tameifuna ne tombe pas dans le vide. Matthieu Jalibert est lui aussi sur le flanc : le demi d’ouverture est forfait pour le match contre Clermont, victime d’une blessure au mollet. Deux cadres absents simultanément, ce n’est pas anodin.

Pour Tameifuna, la rééducation serait estimée à cinq à six mois, selon des informations non confirmées officiellement. Ce calendrier interroge directement. À 34 ans, revenir de ce type d’opération demande du temps et une condition physique irréprochable. Rien n’est garanti pour la saison 2026-2027.

Bordeaux devra gérer cette incertitude dans sa planification. Un pilier de ce niveau ne se remplace pas sur un coup de téléphone.

La gestion de Tameifuna illustre une réalité invisible du rugby professionnel : la date d’opération est dans l’agenda du médecin bien avant que le public ne l’apprenne. Mais cette accumulation de forfaits Tameifuna, Jalibert pose une question concrète : l’UBB saura-t-elle reconstruire un effectif compétitif avec deux cadres majeurs à la rééducation simultanément ?

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