Vincent Moscato, consultant emblématique de RMC Sport, a livré une analyse sans filtre sur la performance de l’Italie dans le Tournoi des Six Nations, saluant notamment l’ouvreur Paolo Garbisi et le centre Tommaso Menoncello. Pour lui, ce dernier est un coup de génie pour le Stade Toulousain, tandis que les autres clubs du Top 14 ont manqué le coche.
L’Italie a marqué les esprits lors du Tournoi des Six Nations 2026, notamment avec sa victoire historique contre l’Angleterre (23-18). Vincent Moscato, ancien international et consultant pour RMC Sport, n’a pas tari d’éloges sur la performance des Azzurri, mettant en avant leur progression fulgurante et leur potentiel explosif. Entre ironie mordante et enthousiasme sincère, Moscato a analysé les forces de cette équipe, en particulier celles de Paolo Garbisi, qu’il considère comme le meilleur ouvreur italien de l’histoire, et de Tommaso Menoncello, un phénomène physique qui a rejoint le Stade Toulousain.
Pourquoi Moscato est-il aussi enthousiaste ? Comment l’Italie a-t-elle réussi à surprendre tout le monde ? Et pourquoi les autres clubs français n’ont-ils pas su anticiper l’arrivée de Menoncello à Toulouse ? Voici une plongée dans les déclarations percutantes de l’ancien pilier, qui ne mâche pas ses mots.
Paolo Garbisi : « Le meilleur ouvreur que je connaisse »
Un talent qui dépasse Diego Dominguez
Vincent Moscato n’a pas hésité à placer Paolo Garbisi au-dessus de tous les autres ouvreurs italiens, y compris la légende Diego Dominguez. « J’avais annoncé que l’Italie allait gagner car, pour une fois, depuis 25 ou 30 ans, ils ont un bon ouvreur comme ils n’ont jamais eu. Ils n’ont jamais eu un aussi bon ouvreur, c’est le meilleur. Mieux que Diego Dominguez ? Il n’y a pas photo ! C’est le meilleur ouvreur que je connaisse », a-t-il déclaré avec conviction.
Pour Moscato, Garbisi incarne la révolution du jeu italien. Son sang-froid, sa précision au pied et sa capacité à diriger l’attaque ont permis à l’Italie de jouer un rugby moderne et ambitieux, loin des clichés d’une équipe défensive et prévisible. « Ils ont enfin un joueur qui peut tout faire : jouer au pied, percuter, organiser… C’est énorme pour eux ! », a-t-il ajouté.
Une équipe italienne en pleine ascension
Au-delà de Garbisi, Moscato a salué l’ensemble du collectif italien, dirigé par Gonzalo Quesada. « On avait déjà un aperçu contre nous [la France]. Si c’était en Italie, tu as un essai qui est refusé car il y a un petit en-avant, sur des mêlées, ils sanctionnent pas tout à fait l’Italie… », a-t-il ironisé, tout en reconnaissant que les Azzurri ont mérité leur victoire contre l’Angleterre.
Pour lui, cette équipe a le potentiel pour battre les meilleures nations, y compris l’Australie et même les All Blacks. « Regarde [Rassie] Erasmus ce qu’il a dit, ce n’est pas pour rien. Ils sont très bons, ils ont un très bon paquet d’avants. Pour moi, ils ont un pilier droit très bon, les piliers sont exceptionnels surtout le droitier », a-t-il précisé, soulignant la puissance physique et la cohésion du pack italien.
Tommaso Menoncello : « Un mangeur d’enfants » qui a échappé aux autres clubs
Un joueur hors norme
Si Moscato a été impressionné par Garbisi, c’est Tommaso Menoncello qui a vraiment captivé son attention. Le centre italien, récemment recruté par le Stade Toulousain, a été décrit comme un « mangeur d’enfants », un joueur explosif, inarrêtable et dévastateur en défense comme en attaque.
« Menoncello ? C’est un mangeur d’enfants, il avance tout le temps, il fout des percussions à tout le monde, il est bon au ballon. C’est très bien pour Toulouse », a-t-il lancé, visiblement enthousiasmé par le profil du joueur. Pour lui, Menoncello est le genre de joueur qui change une équipe, un leader naturel capable de dynamiter une défense et de créer des brèches dans n’importe quelle ligne adverse.
Une question de réactivité : Pourquoi Toulouse et pas les autres ?
Ce qui a exaspéré Moscato, c’est que seul le Stade Toulousain a su anticiper et recruter ce joyau du rugby italien. « Mais que les autres clubs ne viennent pas chialer ! Comment ils n’arrivent pas, Clermont, le Stade-Français et l’UBB à choper ce joueur ? », a-t-il tonné, agacé par le manque de réactivité des autres formations du Top 14.
Pour lui, la réponse est simple : *« C’est une question de vitesse ! Il fallait le prendre il y a plusieurs années ! Ils font quoi les mecs ! » Moscato pointe du doigt un manque de vision et une lenteur administrative qui empêchent les clubs français de saisir les opportunités quand elles se présentent. « Après, il y a deux titres : qui veut gagner des titres et qui veut gagner des millions », a-t-il ajouté, sous-entendant que certains clubs privilégient les aspects financiers à la performance sportive.
Un recrutement qui pourrait faire la différence pour Toulouse
Moscato a salué la clairvoyance de Didier Lacroix, président du Stade Toulousain, qui a su dénicher et recruter Menoncello avant que les autres ne se réveillent. « Si Montpellier prend un joueur comme ça, il te transforme l’équipe. Comment ça se fait qu’il aille encore à Toulouse ? C’est le meilleur ! Donc tant mieux pour Didier Lacroix », a-t-il conclu, soulignant l’intelligence du recrutement toulousain.
Les déclarations de Vincent Moscato reflètent l’enthousiasme et l’admiration qu’inspire cette équipe d’Italie, désormais capable de rivaliser avec les meilleures nations. Entre Paolo Garbisi, le meilleur ouvreur italien de l’histoire selon lui, et Tommaso Menoncello, une machine de guerre recrutée par Toulouse, les Azzurri ont de quoi nourrir les rêves des amateurs de rugby.
Pour Moscato, cette performance italienne est une leçon pour le rugby français : il faut savoir anticiper, recruter malin et ne pas laisser filer les talents. « C’est très bien pour Toulouse, et que les autres clubs ne viennent pas chialer ! », a-t-il martelé, rappelant que le sport se gagne aussi en dehors du terrain, grâce à une stratégie de recrutement audacieuse.
Alors que l’Italie continue son ascension fulgurante, et que Toulouse se renforce avec des joueurs comme Menoncello, une question persiste : les autres clubs français sauront-ils tirer les leçons de cette affaire ?
Pensez-vous que Tommaso Menoncello peut devenir une star du Top 14 avec Toulouse ? L’Italie peut-elle vraiment rivaliser avec les All Blacks d’ici quelques années ?