Rugby

Jalibert reprend avec les Bleus, et son retour en 15 se précise avant le Japon

Par Maxime Aulne
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L’alerte n’a pas totalement disparu du paysage, mais elle semble avoir perdu beaucoup de poids. Ménégé mardi en raison d’une tension à un adducteur, Matthieu Jalibert a participé normalement à l’entraînement collectif des Bleus mercredi.

Le détail qui compte n’est pas seulement médical. Lors de cette séance, l’ouvreur bordelais portait la chasuble numéro 15 avec les titulaires présumés. À ce stade de la semaine, ce genre de signal ne vaut pas officialisation. Mais il oriente clairement la lecture de la composition qui sera annoncée jeudi matin.

Sauf contretemps, Jalibert pourrait donc être reconduit à l’arrière samedi face au Japon, après une première sortie jugée convaincante à ce poste contre l’Australie. Romain Ntamack, lui, devrait rester à l’ouverture.

La reprise de Jalibert enlève une première inquiétude

Le premier enjeu était simple : savoir si Matthieu Jalibert allait pouvoir reprendre le rythme collectif. Une tension à un adducteur, même légère, peut vite devenir un sujet sensible dans une semaine de match, surtout pour un joueur appelé à couvrir beaucoup de terrain à l’arrière.

Sa présence normale à l’entraînement du mercredi change donc l’ambiance autour de son cas. Elle ne garantit pas à elle seule une titularisation, mais elle réduit nettement l’hypothèse d’un vrai doute physique immédiat. Pour le staff, c’est le genre de feu vert qui permet de continuer à travailler sur le plan prévu, plutôt que de tout réorganiser dans l’urgence.

Le poste d’arrière exige des parcours longs, des appuis propres, des relances, de la couverture profonde et de la précision sous pression. Un adducteur surveillé aurait pu compliquer tout cela. Le voir reprendre avec le groupe donne donc une indication concrète : Jalibert n’a pas été simplement préservé pour la forme, il semble encore dans la course pour samedi.

Il faut garder une nuance. La composition officielle n’est attendue que jeudi à 8h, heure française. Tant qu’elle n’est pas tombée, la prudence reste obligatoire. Mais dans une semaine internationale, la séance avec les titulaires présumés raconte souvent beaucoup.

La chasuble numéro 15, le vrai signal sportif du jour

Le point le plus parlant reste cette chasuble numéro 15. Jalibert n’a pas seulement repris l’entraînement : il l’a fait dans une configuration qui laisse penser que le staff de rugby envisage de le maintenir à l’arrière.

Ce choix serait cohérent avec la continuité installée après le match contre l’Australie. Jalibert est d’abord identifié comme un numéro 10, mais son utilisation en 15 offre un profil différent : un joueur dynamique capable de peser dans le jeu au pied, de lire les espaces et d’apporter une deuxième option de distribution depuis le fond du terrain

Le maintien probable de Romain Ntamack à l’ouverture renforce cette lecture. Si Ntamack reste en 10, Jalibert peut occuper un rôle complémentaire plutôt que concurrent. Cette association donne aux Bleus deux joueurs très à l’aise dans l’organisation du jeu, avec une répartition différente des responsabilités.

Cas concret pour un supporter qui attend la composition : le vrai double signal à surveiller jeudi matin sera la présence de Jalibert en 15 et celle de Ntamack en 10. Si les deux noms apparaissent ainsi, cela confirmera que le staff a choisi de prolonger cette formule, au moins pour le rendez-vous face au Japon.

Ce ne serait pas anodin. Installer Jalibert à l’arrière, même ponctuellement, modifier l’équilibre de la ligne arrière. Il ne s’agit pas seulement de placer un ouvreur ailleurs sur le terrain. Cela peut changer la première relance, la couverture au pied et la manière de remettre de la vitesse après les ballons récupérés.

Une composition encore ouverte avant le Japon

La tendance autour de Jalibert semble nette, mais plusieurs dossiers restent à confirmer. La liste officielle des Bleus donnera le cadre final jeudi matin, et elle devra également clarifier d’autres postes.

Oscar Jegou, touché à l’épaule, ne s’est toujours pas entraîné. Pour autant, il ne faut pas aller plus vite que l’annonce officielle : son forfait n’est pas acte publiquement. La nuance est importante, car une absence à l’entraînement ne suffit pas toujours à trancher définitivement une feuille de match.

Dans ce secteur, Alexandre Roumat semble en position de débuter en numéro 8. Là encore, le conditionnel s’impose jusqu’à la communication de la composition. Mais son nom apparaît comme l’une des options fortes dans l’équilibre du pack.

Face au Japon, le staff français pourrait donc mettre à jour sur une forme de continuité, avec Jalibert toujours à l’arrière et Ntamack à l’ouverture. Le choix serait intéressant à suivre, car il ressemble à quelque chose de la volonté des Bleus : sécuriser l’organisation tout en gardant beaucoup de qualité de jeu dans les zones de décision.

Pour Jalibert, cette semaine peut aussi peser au-delà d’un simple match. Réussir à enchaîner dans ce rôle de numéro 15 renforcerait l’idée qu’il peut offrir une solution crédible dans une configuration différente. Pas comme un dépannage vague, mais comme une option réellement travaillée.

La réponse définitive arrivera avec la composition. Pour l’instant, le message envoyé par l’entraînement est clair : l’alerte physique semble contenue, et le scénario d’un Jalibert reconduit à l’arrière contre le Japon à pris de l’épaisseur.

Auteur

Maxime Aulne

Runner de fond, ex-rédacteur tech chez Clubic. J'aborde le sport avec la vision d'un analyste. Je décortique l'actu et le business sportif sans jamais surjouer. Une plume directe qui analyse tout, de la tactique d'un match à l'économie d'un transfert.

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