« Je ne vais pas lâcher le morceau » : écarté des Bleus, Alldritt se transforme en chasseur pour 2027 et compte bien relancer La Rochelle
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement
Grégory Alldritt ne parle plus comme un titulaire installé : l’ancien cadre des Bleus sait désormais qu’il devra chasser sa place pour revoir l’Australie en 2027.
Le changement de statut est net. Pendant le premier mandat de Fabien Galthié, entre 2020 et 2023, Alldritt faisait partie des noms presque automatiques du XV de France. La troisième ligne rochelais a même porté le brassard à huit reprises, preuve de son poids dans le vestiaire bleu.
La trajectoire est moins confortable aujourd’hui. Plus appelé depuis novembre 2025, absent du dernier Tournoi des Six Nations de rugby remporté par la France, Alldritt avance vers la Coupe du monde 2027 avec une mission plus grossière : reprendre du terrain dans une troisième ligne devenue très dense.
D’indiscutable à candidat au retour
Le symbole tient dans une phrase. Alldritt ne se présente pas comme un joueur qui attend son rappel. Il parle d’un combat à mener. « Je ne vais pas lâcher le morceau », a-t-il lancé avant la reprise du Top 14 avec La Rochelle.
Son dernier match avec le XV de France remonte à novembre 2025, contre l’Australie, lors d’une victoire 48-33. À ce moment-là, le Rochelais comptait 58 sélections. Ce total raconte son expérience, mais il ne garantit plus rien dans la hiérarchie actuelle.
Le contraste est fort avec son ancien statut. TF1 Info rappelle qu’il a été sélectionné avec le XV de France à partir de 2019 et qu’il a remporté les Tournois des Six Nations 2022, avec Grand Chelem, puis 2025. Ce palmarès tire, mais il appartient déjà au dossier du joueur qui doit convaincre de nouveau.
Le dernier Tournoi l’a montré : les Bleus ont gagné sans lui. Pour un ancien cadre, c’est brutal. Pour un sélectionneur, c’est aussi une donnée sportive. La place existe encore, mais elle ne se réclame plus au nom du passé.
La blessure au mollet à freiné sa reconquête
Alldritt avait identifié la tournée d’été comme une rampe de retour. Il voulait reporter le maillot bleu, montrer son niveau et se remplacer dans la concurrence. Une blessure au mollet a fermé cette fenêtre au moment où elle pouvait compter.
« J’étais très déçu de ne pas pouvoir faire la tournée d’été », a-t-il reconnu. Il avait coché cet objectif après le Tournoi, avec l’idée de « reperformer » et de rappeler ce qu’il pouvait apporter à l’équipe de France.
La frustration est sportive, mais aussi stratégique. Pendant son absence, les Bleus ont affronté la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Japon. Alldritt les a suivis à distance, devant la télévision. Son constat est simple : les joueurs installés en troisième ligne ont répondu présent.
« Ils ont été très bons. En troisième ligne aussi, ils ont été bons. À moi d’être meilleur encore sur ce début d’année », at-il résumé. La phrase dit tout de sa nouvelle position. Il ne suffit plus d’être disponible. Il faut redevenir plus fort que ceux qui ont pris de l’avance.
La Rochelle devient son premier terrain de sélection
La route vers 2027 ne commence pas à Marcoussis. Elle part avec La Rochelle, dès le choc inaugural du Top 14 face au Stade Toulousain. Alldritt l’a bien compris : ses premières réponses devront venir en club, dans le rythme du championnat.
Son ancrage rochelais reste solide. Ouest-France a indiqué qu’il avait prolongé son contrat avec La Rochelle jusqu’en 2029. Cette stabilité lui donne un cadre clair pour reconstruire son dossier international, sans bruit de marché autour de son avenir.
La Coupe du monde 2027 en Australie reste son cap. Il veut d’abord faire la préparation, puis espérer décrocher une place dans la liste. La nuance compte : Alldritt ne vend pas un retour acquis, il pose une ambition à regagner match après match.
Ce rôle de chasseur peut aussi lui servir. Loin du confort des années où son nom semblait verrouillé, il repart avec une urgence plus visible. « Ça m’a manqué et ça m’a aussi remotivé », a-t-il confié. À 29 ans, il se dit prêt.
La suite dépendra moins de son statut passé que de son début de saison. Si Alldritt redevient dominant avec La Rochelle, la discussion avec les Bleus reprendra naturellement. Sinon, la densité française en troisième ligne pourrait transformer la route vers l’Australie en vraie course d’usure.