« Le n°10 des Bleus n’appartient ni à Ntamack, ni à Jalibert » : la hiérarchie totalement relancée

Publié le mars 1, 2026

Matthieu Jalibert bouscule la hiérarchie à l’ouverture et relance totalement le débat autour de Romain Ntamack en équipe de France.

La concurrence est plus vive que jamais chez les Bleus. En l’absence de Romain Ntamack, Matthieu Jalibert a saisi sa chance et redistribué les cartes au poste stratégique de numéro 10. Un casse-tête de luxe pour le staff tricolore.

Jalibert profite de l’absence de Ntamack au Tournoi des Six Nations

Depuis le début du Tournoi, le XV de France a dû composer sans son ouvreur habituel, Romain Ntamack. Un coup dur qui a ouvert la porte à Matthieu Jalibert, longtemps perçu comme une alternative plus qu’un titulaire indiscutable.

À la tête du jeu, le Bordelais a affiché la même créativité et la même prise d’initiative qu’avec l’UBB. Plus entreprenant, plus libéré, il semble avoir marqué des points dans l’esprit de Fabien Galthié.

Cette montée en puissance relance inévitablement le débat à un an et demi de la Coupe du monde 2027. Faut-il installer Jalibert dans la durée ou maintenir Ntamack comme premier choix ?

Cédric Heymans tranche sur la hiérarchie des Bleus

Pour Cédric Heymans, ancien international et désormais consultant, la réponse est limpide : le poste n’appartient à personne. Selon lui, seul l’état de forme doit dicter les choix.

« Le n°10 des Bleus n’appartient ni à Ntamack, ni à Jalibert. Il appartient au joueur qui a la meilleure forme du moment, estime l’ancien international français, désormais consultant pour RMC. Donc aujourd’hui, c’est Jalibert. Demain, ce sera peut-être Ntamack, et après-demain ce sera de nouveau Jalibert. Si Galthié est dans cette philosophie là, on aura un bon 10 au bon moment. » (sur RMC Sport).

L’idée d’une alternance assumée fait son chemin. Aujourd’hui Jalibert, demain Ntamack, puis peut-être l’inverse. Une gestion au mérite qui pousserait chacun à se dépasser.

Heymans insiste sur un point essentiel : aucun joueur ne doit être intouchable. Dans un groupe qui vise l’excellence, la concurrence permanente est un moteur de performance collective.

Une concurrence stratégique avant 2027

À l’approche des grandes échéances, la gestion du poste d’ouvreur devient stratégique. Ntamack apporte sa maîtrise tactique et son vécu international. Jalibert, lui, incarne l’audace et l’imprévisibilité.

Fabien Galthié devra trancher, mais peut-être pas définitivement. La profondeur d’effectif est une richesse rare au plus haut niveau, et le sélectionneur pourrait choisir d’entretenir cette émulation jusqu’au Mondial.

Un point est certain : cette rivalité élève le niveau global du XV de France. Et si la vraie force des Bleus était justement de ne plus dépendre d’un seul homme ? Le débat est lancé, partagez votre analyse et dites-nous qui mérite de débuter lors des prochaines affiches décisives.

En toile de fond, cette concurrence illustre l’évolution du rugby international moderne : polyvalence, rotation maîtrisée et gestion fine des temps forts de la saison. Le staff tricolore semble vouloir installer une culture où la performance immédiate prime sur le statut. Une dynamique qui pourrait bien façonner le visage des Bleus pour les années à venir.

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