Louis Picamoles, ancien international français et entraîneur au MHR, estime que Montpellier possède tous les atouts pour devenir le trouble-fête redouté par l’UBB et le Stade en phases finales du Top 14.
Montpellier occupe actuellement la 5e place du Top 14, avec des phases finales qui s’annoncent décisives. Picamoles révèle pourquoi le MHR n’est pas juste un outsider de passage, mais une équipe construite pour les déranger.
Un pack solide et un jeu retrouvé : les vraies armes du MHR pour enquiquiner les favoris
Picamoles (82 sélections) observe une transformation du jeu montpelliérain. L’ancien joueur du Stade Toulousain voit une équipe qui a trouvé l’équilibre entre puissance physique et capacité offensive.
« Cette année, l’équipe a une capacité à jouer au rugby qu’elle n’avait pas forcément avant. Elle est capable de marquer les adversaires devant tout en jouant », explique Picamoles. Cette évolution s’est illustrée lors du récent déplacement à Toulouse, où le MHR a tenu la dragée haute aux Rouge et Noir malgré la défaite 45-29.
Le pack montpelliérain constitue la fondation de cette crédibilité retrouvée. Cette solidité s’illustre lors des dernières journées, où Montpellier impose son rythme physique. Cette base solide permet aux trois-quarts de s’exprimer avec plus de liberté.
Un staff de la maison qui connaît les codes du MHR
Cette solidité physique ne suffirait pas sans l’intelligence collective du staff. Picamoles souligne l’importance de l’encadrement technique composé d’anciens joueurs du club.
Cette connaissance interne permet au MHR de maximiser ses forces et de corriger ses faiblesses historiques. Le staff comprend les codes du club et sait comment faire progresser l’équipe dans les moments cruciaux.
Pour Picamoles, la qualification en phases finales ne fait aucun doute : « On imagine mal qu’elle ne soit pas dans le Top 6 ». Cette confiance repose sur l’observation d’une équipe qui a enfin trouvé son identité de jeu.
Cette combinaison pack solide, jeu offensif retrouvé, staff enraciné fait du MHR bien plus qu’un simple participant aux phases finales.
Picamoles ne fait pas un simple pronostic : il décrit une équipe qui a enfin trouvé l’équilibre entre puissance et jeu, ce qui la rend imprévisible. Pour l’UBB et le Stade, Montpellier n’est plus un adversaire à cocher, mais un piège à éviter. Le MHR peut-il vraiment bousculer la hiérarchie face à des favoris rodés aux phases finales ?