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«Quand on joue avec Dupont et Ntamack, on sent que c’est plus simple» : cette simplicité-là, c’est ce qui a souvent manqué au XV de France

Par Maxime Aulne
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Réformée derrière Antoine Dupont et Romain Ntamack, la charnière rend tout plus simple au XV de France. Théo Attissogbe, attendu à l’arrière samedi contre les Fidji, l’admet sans détour.

À Marcoussis, avant de lancer la tournée d’automne face aux Fidji, Théo Attissogbe n’a pas botté en touche. Interrogé sur l’association Dupont-Ntamack, l’arrière de la Section Paloise a résumé ce que le XV de France cherche depuis des mois : jouer autour de ces deux-là, c’est plus simple.

Face à une avalanche de blessures qui contraint Fabien Galthié à remanier son équipe, la stabilité viendra de la charnière. Les deux Toulousains se retrouvent, une bonne nouvelle pour un groupe que le sélectionneur décrit lui-même comme des « survivants ».

Une charnière qui rend tout plus simple

Depuis le début de la semaine à Marcoussis, le leadership de Dupont et Ntamack se ressent à chaque entraînement. « Ils sont à deux postes clés, ceux de la charnière. On sent qu’ils s’entendent bien et qu’ils ont l’habitude de jouer ensemble », détaille Attissogbe dans un entretien accordé au Figaro. « C’est super pour nous parce que jouer autour d’eux, on sent que c’est plus simple. On est très heureux de les voir associés. »

Cette évidence, le XV de France ne l’a pas toujours eue ces derniers mois. En ouverture du Tournoi des Six Nations de rugby, début février, c’est Matthieu Jalibert qui était associé à Dupont face à l’Irlande, Attissogbe évoluant alors à l’aile. Le retour de Ntamack referme la boucle : la charnière toulousaine se reforme.

Attissogbe à l’arrière, un profil qui soulage

Titularisé à l’arrière depuis la blessure de Jack Maddocks, Attissogbe a consacré son été au jeu au pied. « C’est un sujet sur lequel je passe pas mal de temps en club et aussi ici », précise-t-il. Son profil diffère de celui de Thomas Ramos, l’autre meneur de jeu de l’effectif. « Je vais jouer sur mes qualités pour aider au mieux le collectif. »

Il se voit aussi capable de soulager Ntamack dans la conduite du jeu, « à certains moments ». Et il ne se limite pas à l’attaque : face à l’UBB en Top 14, il a passé 19 plaquages, une performance relevée par La République des Pyrénées. Offensivement, il a distillé 4 offloads face à La Rochelle lors de la 4e journée de Top 14, record de la journée à égalité avec Efrein Elias, selon Quinze Ovalie.

Un triangle arrière de vitesse face aux Fidji

Avec Louis Bielle-Biarrey et Aaron Grandidier-Nkanang à ses côtés, le triangle arrière des Bleus mise sur la vitesse et les espaces. « Il va falloir qu’on se trouve au mieux et qu’on sache alterner pour être le plus imprévisible possible », explique Attissogbe. Grandidier-Nkanang, son coéquipier à Pau, est décrit comme « un énorme athlète », rapide et redoutable dans les airs.

En face, les Fidji ne sont pas des inconnues : la majorité des Fidjiens évoluent dans le championnat de France. « On les voit tous les week-ends, on les voit réaliser très souvent des exploits », prévient l’arrière palois. Le combat s’annonce rude, samedi soir à Lyon.

Cette compétition lancée cet été dans l’hémisphère sud, rebattue en novembre, commence par ce France-Fidji. Avec Dupont et Ntamack pour cadrer et un triangle arrière taillé pour relancer, Attissogbe aborde le rendez-vous sans détour : gagner, et le faire simplement.

Auteur

Maxime Aulne

Journaliste sportif, fondateur de MVZ Sports et directeur de la publication. Je couvre le cyclisme, le rugby et l'économie du sport, et je réponds de ce qui est publié sur le site.

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