Toulon éliminé mais tout proche de l’exploit : “On a la balle de match”, le regret immense de Mignoni

Pierre Mignoni

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Publié le mai 3, 2026

Le RC Toulon quitte la Coupe des champions sur un score de 29-25 après avoir cru à l’exploit face au Leinster en demi-finale, le 2 mai 2026.

Pour les supporters toulonnais, cette élimination fait mal : l’équipe a manqué une occasion décisive en fin de match qui aurait pu changer le destin de la rencontre.

« On a la balle de match » : le regret immense de Mignoni après l’élimination

Pierre Mignoni n’a pas cherché à noyer le poisson. Après le coup de sifflet final, le manager du RC Toulon a déclaré : « On a manqué l’entame de la deuxième mi-temps, on prend cet essai qui nous fait mal, on court après le score, on arrive à revenir et on a la balle de match sur la percée de Gaël Dréan. Si Tuicuvu prend la balle, on est en position de marquer. C’est dur. » (Pierre Mignoni, 2 mai 2026).

L’action se passe à la 79e minute. Gaël Dréan percute, crée le surnombre. Dans son couloir, Setariki Tuicuvu est disponible. La passe ne vient pas. L’essai de la victoire ne se marque pas.

Mignoni va plus loin : « Il y a de la frustration parce qu’on ne finit pas loin. On a cette balle de match, même s’ils nous ont dominés. On a quand même montré un beau visage, on s’est battu jusqu’au bout et on peut gagner ce match. » (Pierre Mignoni, L’Équipe, 2 mai 2026).

La domination du Leinster sur la possession et l’occupation est réelle, Mignoni ne la nie pas. Mais la balle de match était toulonnaise.

L’essai de Ringrose à la 44e minute avait semblé fermer la porte : Toulon venait de rater l’entame de la deuxième période et le Leinster creusait l’écart à 18 points.

De -18 points à la victoire possible : le retour incroyable de Toulon

Le Leinster avait déroulé en première période. Jack Conan inscrit le premier essai à la 13e minute. Josh van der Flier enfonce le clou à la 33e. Toulon ne répond qu’une fois, par Setariki Tuicuvu à la 37e, pour ramener le score à 14-11.

En début de deuxième période, Toulon se retrouve en double supériorité numérique, à 15 contre 13. L’occasion n’est pas saisie. L’essai de Ringrose à la 44e tombe dans la foulée. Le Leinster porte l’écart à 18 points, en rugby.

Mignoni reconnaît la part de responsabilité tactique : « On voulait les amener chez eux sous pression, on est trop restés dans notre camp. Comme d’habitude, ils ont été très difficiles à arrêter sur les trois premiers temps de jeu. » (Pierre Mignoni, 2 mai 2026).

Mais Toulon ne lâche pas. Baptiste Serin marque à la 71e minute et lance le retour. Huit minutes plus tard, Gaël Dréan s’échappe après une passe au pied de Ben White et aplatit à la 79e. 29-25. Quatre points d’écart. Et cette action sur Tuicuvu qui aurait pu tout basculer.

« Ce qu’on a fait sur les 25 dernières minutes, c’est exactement ce qu’on aurait dû faire d’entrée. » (Pierre Mignoni, L’Équipe, 2 mai 2026). Le constat est lucide. Il est aussi implacable.

Le vrai regret : la supériorité numérique gaspillée en début de deuxième période

Charles Ollivon, capitaine du RC Toulon, a mis les mots justes sur ce qui ronge le vestiaire. « C’est frustrant de finir à quatre points. On n’a pas réussi à profiter de la supériorité numérique en début de deuxième période et c’est ce qui nous manque à la fin du match. » (Charles Ollivon, L’Internaute, 2 mai 2026).

Jouer à 15 contre 13 en début de deuxième période, c’est une fenêtre rare en Coupe des champions. Face au Leinster, elle ne se rouvre pas. Toulon ne l’a pas franchie. L’essai de Ringrose, inscrit dans la foulée, a transformé cette occasion manquée en tournant décisif.

Sur la possession et l’occupation, le Leinster a dominé. Les Irlandais ont contrôlé les zones, imposé leur rythme, et rendu la vie dure à une équipe toulonnaise trop cantonnée dans son propre camp.

Mignoni le dit clairement : « On est capable de rivaliser avec les meilleurs. J’espère qu’on reviendra la saison prochaine et qu’on sera encore meilleur. » (Pierre Mignoni, Quinze Mondial, 2 mai 2026).

Pour un club qui cherche à renouer avec ses années de gloire européenne  trois titres consécutifs entre 2013 et 2015  cette demi-finale est une preuve que la reconstruction avance.

Toulon repart avec une balle de match manquée et une question ouverte : ce niveau de jeu sur les 25 dernières minutes, pourquoi ne pas l’avoir imposé dès le coup d’envoi ?

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