« J’espère vous avoir offert de bons shows » : Monfils dit adieu aux Grands Chelems
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Gaël Monfils n’a pas quitté les Grands Chelems avec une victoire, mais avec une phrase qui colle à toute sa carrière : du spectacle, de l’émotion et un public encore debout pour lui dire merci.
Le dernier match du Grand Chelem de « La Monf » s’est terminé à l’US Open, au deuxième tour, face à Learner Tien. Score net : 6-3, 6-4, 6-3. Mais la soirée ne se résume pas à ces trois sets.
Sur le Stade Louis Armstrong, les Français ont reçu une ovation rare, même face à un adversaire américain. C’est là que son adieu à pris tout son sens : « J’espère vous avoir offert de bons shows. Merci à tous ! » Une phrase simple, presque parfaite pour refermer vingt ans d’un tennis construite autant sur les résultats que sur le lien avec les tribunes.
Une dernière sortie sans miracle, mais pas sans résistance
Monfils arrive à ce deuxième tour deux jours après avoir fêté ses 40 ans. Face à Learner Tien, présenté dans le texte de départ comme 15e mondial, il n’a pas réussi à prendre un set, mais il a continué à chercher l’ouverture.
Le chiffre le plus parlant tient peut-être dans ces huit balles de break obtenues, toutes sauvées par l’Américain. Le score paraît sec. Le match, lui, a eu ses respirations, ses accélérations et quelques points capables de réveiller un stade déjà acquis au Français.
Le corps n’a pas suivi jusqu’au bout. Monfils a reconnu pendant la rencontre que l’envie était encore là, mais que les jambes répondaient moins bien. Cette fatigue donne un autre relief à l’adieu : ce n’est pas un joueur vidé de passion qui part, c’est un joueur dont le tennis demande désormais plus que ce que le corps accepte de donner.
« De bons spectacles » : la formule qui résume Monfils
Monfils n’a jamais été un champion français comme les autres. Son palmarès compte, bien sûr, mais son empreinte s’est aussi construite sur les plongeons, les défenses improbables, les changements de rythme et cette capacité à transformer un match en moment partagé.
À New York, ce lien a encore fonctionné. Les chants « Mon-fils ! Mon-fils ! » ont accompagné sa dernière sortie en Grand Chelem, dans une ambiance que le Français a rapprochée de Roland-Garros. Il a même parlé de New York comme de son deuxième public préféré après Paris.
La Fédération Française de Tennis a relayé en 2026 que « La Monf » mettrait un terme à sa carrière à la fin de l’année 2026. Cet US Open avait donc déjà la couleur d’une tournée d’adieux. La différence, cette fois, c’est qu’il s’agissait de sa dernière image en Grand Chelem.
Le texte de départ mentionne 201 matchs disputés dans les tournois majeurs. Ce total donne du poids à la séquence diffusée sur l’écran géant, avec ses souvenirs depuis les juniors en 2003 jusqu’à cette dernière night session. Pour un joueur souvent réduit au mot « showman », la longévité rappelle aussi la solidité.
Après les Grands Chelems, un autre chapitre très loin du court
La suite sportive immédiate devrait encore passer par quelques rendez-vous, dont l’ATP 250 de Lyon, peut-être Vienne, puis le Rolex Paris Masters. Mais le grand livre des Grands Chelems est fermé.
Monfils a également dessiné son après-carrière : la finance, plus précisément la gestion de fortune au sein d’Alpha Suisse. Le contraste est fort avec l’image du joueur libre, expressif, parfois imprévisible. Lui assure pourtant que cette facette plus stricte et plus sérieuse existe déjà loin des caméras.
C’est ce qui rend son adieu assez juste. Monfils ne part pas en demandeur qu’on reprend sa carrière à une coupe qu’il n’a pas gagnée. Il part en parlant de ce qu’il a donné au public. Des matchs, des points, des émotions, des shows. Et à New York, une dernière fois, le public lui a répondu.