Plus de peur que de mal pour Cameron Woki, touché au genou avec l’UBB ?

Cameron Woki
Publié le mai 26, 2026

Après avoir quitté le terrain en chaise roulante samedi, Cameron Woki a célébré debout avec le champagne quelques heures plus tard : le troisième ligne de l’UBB rassure sur l’état de son genou gauche touché en finale de Champions Cup.

La blessure au genou de Cameron Woki lors de la victoire 41-19 de Bordeaux contre le Leinster a d’abord inquiété, mais le bilan s’avère rassurant. Pour les supporters de l’UBB et les fans du XV de France, c’est une excellente nouvelle. Une particularité médicale du joueur explique pourquoi une douleur intense n’a pas débouché sur une blessure grave.

Du genou qui tourne à la chaise roulante : l’inquiétude de samedi

Tout s’est joué à la 51e minute. Cameron Woki reçoit un choc, son genou gauche tourne, il s’effondre. La douleur est immédiate et violente.

Le troisième ligne ne mâche pas ses mots : « J’ai eu très mal, une très grosse douleur. On verra », confie-t-il après ce match du rugby. Le ton est grave. L’inquiétude, légitime.

La suite aggrave le tableau. À l’aéroport de Bilbao, Woki quitte l’avion en chaise roulante. Impossible d’appuyer sur la jambe. Avec 31 sélections en équipe de France, son indisponibilité aurait des conséquences bien au-delà de l’UBB.

Mais quelques heures plus tard, le scénario a complètement changé.

Genoux hyperlaxes : pourquoi Woki a de la chance malgré tout

Cameron Woki a une particularité anatomique : ses genoux sont hyperlaxes. Ses ligaments sont naturellement plus souples que la moyenne. Ce qui provoque des douleurs intenses au moment du choc limite aussi la gravité des lésions. Le genou tourne, fait mal, mais les structures internes résistent mieux.

Woki le sait. Il le dit lui-même : « Je pense que c’est plus de peur que de mal. J’ai les genoux hyperlaxes, donc je pense que j’ai un peu de chance. »

Yannick Bru, le manager de l’UBB, confirme : « Je pense que ce n’est pas très grave. Cameron a les genoux très laxes, et a souvent des soucis de ce genre-là. Il va faire un examen mais on pense que ce ne sera pas une grosse blessure et qu’il sera vite rétabli. Ce sera une à deux semaines, je ne vois pas un délai plus long. » Sur les ligaments : « Je ne pense pas que ça soit si grave que ça et que les ligaments soient sévèrement touchés. »

Chaise roulante à midi à Bilbao. Bouteille de champagne à la main, debout, à Chaban-Delmas le soir même. Woki résume l’état d’esprit du champion : « Je suis revenu à Bordeaux pour un titre, c’est chose faite. Donc aujourd’hui, mon genou passe après. »

Retour prévu en 1-2 semaines : l’UBB et le XV de France soulagés

Les examens médicaux ont eu lieu ce mardi, comme annoncé par Yannick Bru. Leur rôle : confirmer ce que le staff pressentait déjà. Pas de ligaments sévèrement touchés, pas de chirurgie en vue.

L’absence estimée par Yannick Bru tourne autour d’une à deux semaines presque anecdotique à ce niveau. Pour l’UBB, qui vient de décrocher son deuxième titre européen consécutif en Champions Cup, c’est une bouffée d’air.

Pour le XV de France aussi. Avec 31 sélections internationales, Woki est un élément du dispositif de Fabien Galthié. Une absence longue durée aurait pesé dans les prochaines échéances. Ce ne sera visiblement pas le cas.

Woki a déjà tourné la page : le titre d’abord, la rééducation ensuite.

Woki a eu raison de s’inquiéter sur le moment : la douleur était bien réelle et intense. Mais ses genoux hyperlaxes, qui l’ont souvent exposé à ce type de blessure, jouent cette fois en sa faveur et limitent la casse à quelques jours d’indisponibilité.

Woki sera-t-il sur pied pour les premiers matchs de préparation du XV de France cet été ?

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