Deux ans après, le récital de Dupont aux JO hante toujours l’Angleterre : ces deux stars du XV de la Rose ont le 7 en tête
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Le succès d’Antoine Dupont avec France 7 pourrait bien avoir ouvert une nouvelle course olympique : la Grande-Bretagne regarderait désormais vers ses stars du XV pour bâtir un projet ambitieux à Los Angeles 2028.
Le rugby à 7 a changé de dimension aux yeux du grand public pendant les Jeux de Paris. La médaille d’or française, portée par un Antoine Dupont devenu l’un des visages forts du tournoi, n’a pas seulement marqué le rugby français. Elle semble aussi avoir donné des idées de l’autre côté de la Manche.
La Grande-Bretagne envisageait à son tour de construire une équipe renforcée par des joueurs majeurs du XV pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Le dossier reste à un stade exploratoire, mais les noms des cités donnent déjà le ton.
Le modèle Dupont inspire un projet britannique beaucoup plus ambitieux
Le précédent français est difficile à ignorer. Après la Coupe du monde 2023, Antoine Dupont a accepté de mettre une partie de sa saison à XV entre parenthèses pour se consacrer au rugby à 7. Le pari était risqué, très exposé, mais il s’est terminé par un sacre olympique à Paris.
C’est cette bascule qui semble intéresser la Grande-Bretagne. L’idée ne serait pas seulement d’ajouter un nom connu à une liste olympique, mais de créer un véritable effet d’entraînement autour de plusieurs profils capables de changer le niveau de l’équipe.
D’après les éléments disponibles, cinq joueurs étudient : Henry Pollock, Marcus Smith, Tommy Freeman, Henry Arundell et Noah Caluori. Des profils différents, mais tous liés à une même logique : apporter au 7 de la vitesse, de la créativité, de la puissance ou une exposition médiatique que le circuit olympique peut transformer en accélérateur.
Henry Pollock et Marcus Smith, deux noms qui changeaient tout
Henry Pollock porte déjà une attention particulière. La troisième ligne de Northampton, présentée comme l’un des visages montants du rugby anglais, a récemment alimenté les discussions après une vidéo de vacances publiée sur les réseaux sociaux.
Dans cette séquence, Eddie Hearn, le promoteur de boxe qui accompagne désormais son image, lui lance une phrase qui a vite été interprétée comme un clin d’œil olympique : « Fais attention, tu dois gagner les Jeux olympiques et la Coupe du monde ! C’est pour ça qu’on l’appelle Star Boy ! »
La sortie est légère, mais elle colle à une tendance plus large : le rugby à 7 devient une scène où une star du XV peut gagner autre chose qu’un simple titre. Dupont à montré. Une campagne olympique réussie peut toucher un public beaucoup plus large que le cercle habituel du rugby.
Marcus Smith représentait un cas encore plus parlant pour les supporters. Exemple concret : si un joueur de son profil basculait temporairement vers le 7, il ne s’agirait pas juste d’apprendre un autre format. Il faudrait encaisser une préparation physique différente, réduire les automatismes du XV, accepter des espaces plus grands, des efforts plus courts, et une lecture du jeu où chaque erreur coûte presque immédiatement un essai.
C’est précisément pour cela que le pari serait énorme. Le talent brut ne suffit pas. Antoine Dupont a réussi parce qu’il a pris le projet au sérieux, avec du temps, une adaptation réelle et une intégration progressive dans le groupe France 7.
Los Angeles 2028 pourrait devenir un tournoi beaucoup plus relevé
La Grande-Bretagne est aussi une revanche sportive à construire. Absente du tournoi masculin à Paris 2024, après avoir échoué en finale du tournoi de repêchage face à l’Afrique du Sud, elle n’a pas profité de l’exposition olympique offerte au rugby à 7 en France.
Son historique reste pourtant solide. La sélection britannique avait pris l’argent à Rio en 2016, avant de terminer quatrième à Tokyo en 2021. Revenir à Los Angeles avec une équipe renforcée par des venus noms du XV serait donc une manière de reprendre sa place, mais aussi de répondre au signal envoyé par les Bleus.
Le dossier garde une part d’incertitude. Pour Pollock, Smith ou les autres cités joueurs, une aventure olympique demanderait de négocier avec les clubs, les calendriers, les contrats et les objectifs internationaux. Un passage au 7 n’est jamais une simple parenthèse médiatique.
Mais si la Grande-Bretagne va au bout de cette idée, le tournoi de Los Angeles 2028 pourrait prendre une autre dimension. La France a prouvé qu’une star du XV pouvait transformer un projet olympique. Les Britanniques pourraient maintenant chercher à faire plus large, plus collectif, et peut-être plus spectaculaire encore.