Rugby

« Il est déjà là ? » : la recrue star du Stade Toulousain arrive plus motivée que jamais et surprend déjà les supporters toulousains

Par Maxime Aulne
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement

Tommaso Menoncello devait logiquement prendre plus de temps avant de basculer dans sa nouvelle vie toulousaine, mais sa présence immédiate à Ernest-Wallon donne déjà une couleur particulière à sa saison.

Le Stade Toulousain n’a pas encore retrouvé tout son effectif, loin de là. La reprise est échelonnée, plusieurs internationaux profitent encore de leur coupure, et le cœur du groupe n’est pas réuni d’un seul bloc.

C’est justement ce qui rend la présence de Tommaso Menoncello aussi parlante. Le centre italien, seule recrue des Rouge et Noir, a repris l’entraînement dès le lundi 3 août 2026, alors qu’il sort d’un été chargé avec la Squadra Azzurra.

Menoncello déjà à Ernest-Wallon, le détail qui change la perception

Sur le papier, personne n’aurait vraiment été surpris de voir Tommaso Menoncello arriver un peu plus tard. Il a combattu le Championnat des nations avec l’Italie et a même joué l’intégralité des rencontres face au Japon, le 4 juillet, puis face aux All Blacks, le 11 juillet.

Dans ce contexte, une coupure plus longue serait naturelle. Toulouse a l’habitude de protéger ses internationaux, surtout après des saisons longues et des calendriers qui laissent peu de respiration.

Mais Menoncello est déjà là. Et pour une recrutement attendue comme l’une des grandes attractions de la saison, ce n’est pas un détail neutre.

Le signal n’est pas qu’il va tout bouleverser dès la première journée. Ce serait aller trop loin. Le vrai signal, c’est plutôt son envie de s’intégrer vite, de prendre les repères du club et de ne pas subir son arrivée dans un effectif déjà rempli de cadres.

Une reprise qui tranche avec la gestion des cadres toulousains

La comparaison avec les autres internationaux toulousains rend cette reprise encore plus visible. Emmanuel Meafou, Peato Mauvaka, Paul Graou, Alexandre Roumat ou Kalvin Gourgues doivent revenir plus tard après leur période avec le XV de France.

Antoine Dupont et Romain Ntamack profitent eux aussi encore de leur intersaison. Le reste du groupe est progressivement attendu, avec une reprise construite par profils, par charges et par besoins.

Toulouse ne fonctionne pas dans l’urgence. Le club haut-garonnais est souvent cité pour sa capacité à lisser les efforts, à ménager ses cadres et à viser les moments importants de la saison plutôt qu’un départ en trombe sans marge.

C’est là que le cas Menoncello devient intéressant. Il n’est pas seulement un joueur de plus dans la rotation. Il arrive avec un statut, une attente et un poste où l’adaptation aux automatismes toulousains peut peser lourd.

Exemple concret : pour un supporter qui imaginait le voir découvrir les systèmes plus tard dans l’été, le voir déjà sur place changer la lecture. Cela ne garantit pas une titularisation rapide, mais cela donne au staff plus de temps pour l’intégrer dans les combinaisons, les repères défensifs et la connexion avec les ouvreurs.

Mallia, Hawkes, Menoncello : Toulouse récupère déjà des pièces utiles

Menoncello n’était pas le seul retour remarqué à Ernest-Wallon. Juan Cruz Mallia a également retrouvé le groupe, huit mois après sa rupture des ligaments croisés du genou. Pour Toulouse, c’est une autre donnée importante, même si son retour devra forcément être progressif.

Malachi Hawkes est lui aussi revenu dans le paysage toulousain après son prêt à Provence Rugby et une blessure en fin de saison. Avec le prêt de Guillaume Cramont à Bayonne, son rôle peut devenir précieux lorsque Julien Marchand et Peato Mauvaka seront mobilisés ailleurs.

Pris séparément, ces retours peuvent ressembler à des nouvelles de reprise assez classiques. Mis bout à bout, ils disent autre chose : Toulouse commence déjà à reconstituer sa profondeur, pendant que les cadres majeurs terminent leur coupure.

Pour Menoncello, l’enjeu est clair. Il arrive dans un club qui ne manque ni de talent, ni d’exigence, ni de concurrence. Sa présence précoce ne fait pas encore de lui un titulaire installé, mais elle lui évite de courir après le train dès son arrivée.

C’est sans doute le premier petit marqueur de sa saison toulousaine. Pas une promesse excessive, pas un verdict. Juste un indice sérieux : le centre italien veut entrer vite dans le rythme d’un club où l’intégration peut autant compter que le CV.

Auteur

Maxime Aulne

Runner de fond, ex-rédacteur tech chez Clubic. J'aborde le sport avec la vision d'un analyste. Je décortique l'actu et le business sportif sans jamais surjouer. Une plume directe qui analyse tout, de la tactique d'un match à l'économie d'un transfert.

Voir ses articles