« Le tennis va le regretter » : Medvedev voit encore Monfils comme un joueur à part
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Gaël Monfils a gagné à l’US Open, mais c’est surtout la réaction de Daniil Medvedev qui résume ce que le Français représente encore sur le circuit.
Une victoire au premier tour peut parfois rester une ligne de tableau. Celle de Gaël Monfils face à Daniel Vallejo a pris une autre épaisseur, parce qu’elle arrive à 40 ans, dans un Grand Chelem, avec le corps encore assez solide pour tenir l’intensité.
Daniil Medvedev n’a pas regardé tout le match. Il l’a reconnu lui-même : même il dînait, avec une rencontre programmée tôt le lendemain. Mais il suivrait le score. Et ce qu’il a retenu dépasse largement le résultat.
Medvedev avec des mots forts sur la longévité de Monfils
La phrase claque parce qu’elle ne ressemble pas à une formule politique de vestiaire : « Le tennis va le regretter ». Medvedev ne parle pas seulement d’un vétéran apprécié. Il parle d’un joueur qui, même loin du Top 10, garde une présence à part.
Le Russe a insisté sur un point très concret : la capacité de Monfils à rester dangereux dans un tournoi du Grand Chelem. Pour Medvedev, dans ce cadre, aucun match n’est vraiment banal. L’adversaire est prêt, l’intensité monte et la marge physique se réduit.
Son admiration tient donc à ce paradoxe : Monfils n’a plus l’âge de ceux qui construisent leur première grande campagne à New York, mais il parvient encore à produire un tennis qui tient les regards. Medvedev a parlé d’une forme physique « incroyable » et d’un niveau encore capable de surprendre.
Une victoire qui raconte plus qu’un simple premier tour
Le succès contre Daniel Vallejo vaut d’abord une qualification. Mais dans le cas de Monfils, il sert aussi de rappel. Le Français reste associé à un style que peu de joueurs ont réussi à reproduire : défense élastique, accélérations soudaines, points prolongés, sens du spectacle sans perdre le fil du match.
Medvedev a même cité une séquence vue en double mixte, où Monfils aurait encore rattrapé des balles difficiles. Ce détail compte, car il touche au cœur de son identité sportive. Monfils a souvent marqué les esprits moins par une statistique brute que par cette impression de pouvoir ramener une balle que les autres auraient déjà laissée filer.
Son parcours donne du poids à l’hommage. Ouest-France rappelle que Gaël Monfils a remporté dix tournois sur le circuit et disputé trois finales de Masters 1000, à Paris-Bercy en 2009 et 2010, puis à Monte-Carlo en 2016. Ce palmarès ne raconte pas tout, mais il situe la durée d’une carrière installée depuis longtemps dans le paysage du tennis français.
Le dernier frisson new-yorkais d’un joueur que le circuit regarde autrement
L’US Open 2026 est suivi au jour le jour, notamment via les résultats directs d’ olympics.com . Pour Monfils, chaque ligne ajoutée à New York a une résonance particulière, car la fin de carrière se rapproche et transforme chaque match en occasion du revoir sur une grande scène.
Cette idée ressort fortement dans les mots de Medvedev : plus Monfils gagnera avant sa retraite, plus le public aura encore la chance de le voir jouer. Ce n’est pas une analyse froide du tableau. C’est le regard d’un joueur du circuit sur un adversaire qui a gardé quelque chose de rare.
Un autre élément renforce cette lecture. Ouest-France indiquait déjà qu’en s’imposant au premier tour de l’Open du Canada, Monfils était devenu le joueur le plus âgé à gagner un match dans ce tournoi depuis 1970. La victoire à l’US Open s’inscrit dans cette même logique : Monfils ne prolonge pas seulement sa carrière, il continue d’y laisser des images.
Medvedev a résumé ce sentiment mieux que n’importe quelle statistique. Le tennis va peut-être le regretter parce que Monfils n’a jamais été un joueur neutre. Même quand il ne joue plus les tous premiers rôles, il reste ce type de présence qui change l’atmosphère d’un match.