Des crampes l’ont privé du titre mondial, Paul Seixas de retour chez lui a répondu en écrasant trois records
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement
Des crampes l’ont écarté du titre mondial à Montréal. Quatre jours plus tard, Paul Seixas a répondu en écrasant trois records de montée dans le Beaujolais, sur les routes de son enfance.
Quinzième des championnats du monde de cyclisme, le coureur français a vécu une fin de course frustrante. Des crampes l’ont privé de la lutte pour le maillot arc-en-ciel. « C’est un échec », avait-il lancé à chaud.
Le temps de digérer, le ton s’est adouci. « J’avais les bonnes sensations mais je ne suis pas parvenu à obtenir le résultat que j’étais venu chercher. C’est le sport et j’ai encore beaucoup appris », at-il confié sur ses réseaux.
Mais c’est sur le vélo qu’il a apporté la réponse la plus nette. De retour chez ses parents, à Anse, le Lyonnais de 19 ans, né le 24 septembre 2006 à Lyon, a roulé sur les montées qu’il connaît par cœur.
Trois disques pulvérisés dans le Beaujolais
Pas question de rouler en mode récupération. En 2 h 05 min 27 s, Paul Seixas a couvert 66,45 km, à 31,8 km/h de moyenne et avec 1 401 m de dénivelé positif.
Le tout sans s’économiser, malgré les six heures de décalage horaire qui pesaient encore dans ses jambes après le retour de Montréal.
Surtout, il a battu trois records Strava d’ascension : la grimpée de Lachassagne (3,05 km à 5,7 %), la montée d’Anse (1,83 km à 8,03 %) et la montée d’Anse-Grave (0,91 km à 12,3 %).
Sur la portion la plus pentue, il a effacé 16 secondes au temps de David Moncoutié. Sur la montée d’Anse complète, l’écart grimpe même à 32 secondes.
Une promesse tenue quatre ans après
Les records battus appartenaient à David Moncoutié, quadruple meilleur grimpeur de la Vuelta et consultant sur Eurosport. À 50 ans, l’ancien grimpeur tenait encore les meilleurs temps Strava des montées du Rhône.
Beau joueur, il a félicité le nouveau recordman : « Tu avais dit que tu reviendrais sur la montée du mur d’Anse. Quatre ans après, c’est fait et pas qu’un peu. »
La réponse de Paul Seixas en dit long : « Je me suis dit que le jour où je reviendrai, j’irai pas faire les choses à moitié. »
Cap sur le Tour de Lombardie
Le 10 octobre, le quatrième du dernier Tour de France sera au départ du Tour de Lombardie, son dernier objectif de la saison.
La frustration de Montréal semble déjà loin derrière lui.