Sacrés champions olympiques à Milan, Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry ont pourtant vu leur victoire entourée d’une vive polémique sur les notes. Un scénario qui rappelle un précédent douloureux pour le patineur français.
Lors des Jeux olympiques d’hiver de 2026, Guillaume Cizeron est entré un peu plus dans l’histoire de la danse sur glace. Déjà titré aux côtés de Gabriela Papadakis aux Jeux olympiques d’hiver de 2022, le natif de Montbrison a décroché une nouvelle médaille d’or avec sa nouvelle partenaire, Laurence Fournier Beaudry.
Mais ce sacre n’a pas éteint les débats, bien au contraire.
Des notes qui font polémique
Dans le programme libre, le duo franco-canadien s’est imposé avec 135,64 points contre 134,62 pour les Américains Evan Bates et Madison Chock.
La controverse vient des notes attribuées par la juge française Jezabel Dabouis, qui a accordé 137,45 points aux Tricolores contre seulement 129,74 au couple américain. Aucun des huit autres juges n’a affiché un tel écart.
Sur les neuf membres du jury, cinq ont même placé la paire américaine en tête de leur notation individuelle, contre quatre pour les Français. Le juge américain, lui, a donné sa meilleure note à ses compatriotes (137,67), tout en restant relativement équilibré avec 133,57 pour le duo tricolore.
Ces écarts ont rapidement alimenté les critiques outre-Atlantique.
La réaction des Américains
Evan Bates et Madison Chock n’ont pas caché leur frustration. Ils ont rappelé l’importance d’un jugement impartial dans une compétition olympique, soulignant que les patineurs méritent une évaluation équitable lorsqu’ils jouent leur carrière sur la glace.
Même si, dans le système de notation, la meilleure et la plus mauvaise notes sont écartées du calcul final, la polémique a pris une ampleur médiatique importante.
Un douloureux souvenir pour Guillaume Cizeron
Cette controverse fait écho à un précédent marquant dans la carrière de Guillaume Cizeron. Huit ans plus tôt, lors de ses premiers Jeux olympiques, il avait décroché l’argent avec Gabriela Papadakis derrière les Canadiens Scott Moir et Tessa Virtue, battus de seulement 0,79 point.
À l’époque, la juge canadienne également présidente de la fédération nationale avait été accusée d’avoir sous-noté la performance des Français dans le programme libre. Elle avait été la seule à ne leur attribuer aucun 10/10, contrairement aux huit autres juges.
Là encore, le système d’élimination des extrêmes avait limité l’impact direct de ces notes sur le résultat final, mais la polémique était restée vive.
Si Guillaume Cizeron a cette fois décroché l’or à Milan, le débat sur l’impartialité du jugement en danse sur glace refait surface. Entre soupçons de favoritisme et souvenirs de décisions contestées, la discipline continue de marcher sur une ligne fine.
Le titre olympique est acquis, mais l’ombre de la controverse rappelle que, en danse sur glace, la victoire ne se joue pas uniquement sur la qualité du programme.