À seulement 23 ans, Matis Perchaud s’impose comme la révélation inattendue de l’UBB

Matis Perchaud

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Publié le mai 1, 2026

À 23 ans, Matis Perchaud incarne l’ascension fulgurante d’un pilier parti de l’anonymat à Bayonne pour devenir en une saison l’un des joueurs les plus utilisés de l’UBB, propulsé titulaire en demi-finale de Champions Cup.

Dimanche à 16h, Matis Perchaud devrait débuter en demi-finale de Champions Cup contre Bath, Jefferson Poirot étant suspendu deux matchs de rugby.

De Bayonne à Bordeaux : le parcours accéléré d’une révélation

Matis Perchaud n’est pas sorti de nulle part. Derrière l’étiquette de révélation : sept ans à Bayonne, 117 matchs professionnels, avant de rejoindre Bordeaux.

Il arrive à l’UBB la saison dernière comme remplaçant. Son ancien coach à Bayonne, Joël Rey, replace pourtant cette trajectoire dans une logique implacable : « Cela fait partie du cheminement classique d’un pilier. Il a fait ses armes en Pro D2 puis il a découvert le Top 14 et il est parti à Bordeaux. Il a été peu titularisé mais son heure est bientôt venue ! »

Les débuts n’ont pas été simples. La mêlée, secteur fondamental pour un pilier, lui a longtemps résisté. Rey est direct : « La mêlée était un secteur où il peinait à s’imposer quand il a débuté. Quand on est pilier en Pro D2 à 18 ans, c’est dur. » Cette honnêteté rend la suite encore plus éloquente.

Les statistiques qui objectivent l’indispensabilité

27 matchs sur 28 possibles, 970 minutes de jeu : Perchaud n’est plus un remplaçant, il est un titulaire de fait.

Son activité dépasse largement ce qu’on attend d’un pilier gauche. 180 plaquages réussis pour 189 tentés, et 293 soutiens offensifs cette saison. Des volumes qui appartiennent habituellement à un autre registre. Joël Rey l’explique sans détour : « Je pense qu’il est prédestiné pour le jeu. C’est un garçon qui a une grande activité. Il est capable de toucher autant de ballons et d’être aussi actif que la plupart des talonneurs ! »

Son ancien coach va plus loin : « Il est actif dans le jeu, offensivement et défensivement. C’est un joueur qui se déplace. » Ce profil atypique, pour un poste réputé ingrat et peu mobile, est précisément ce qui le distingue.

L’état d’esprit qui fait la différence

Joël Rey est catégorique : « Il est travailleur et à l’écoute. Quand il se rate, Matis cherche toujours à comprendre pourquoi et à trouver la solution. Il a un super état d’esprit, c’est un bon garçon ! » Cette capacité à analyser ses erreurs plutôt qu’à les subir est une qualité rare à 23 ans.

Elle se lit dans les statistiques de mêlée. Perchaud affiche 82 % de réussite en mêlée cette saison, avec 6 fautes concédées contre 9 pour Jefferson Poirot. Le joueur qui peinait à s’imposer dans ce secteur à 18 ans en Pro D2 est aujourd’hui plus fiable que son aîné d’une décennie.

Ce n’est pas un accident. C’est le résultat direct d’un état d’esprit que Rey avait identifié bien avant que Bordeaux ne s’en aperçoive.

Matis Perchaud n’est pas une révélation tombée du ciel : c’est le fruit d’une progression méthodique, validée par les chiffres et l’expertise de ceux qui l’ont formé. Joël Rey ne cache pas sa conviction : « Il a la chance de marquer les esprits et je pense qu’il le fera. »

Dimanche contre Bath, il aura l’occasion de confirmer que cette émergence n’est pas un accident de parcours, mais le début d’une belle histoire.

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