Clermont, seul club du Top 14 à ne pas avoir tranché sur son entraîneur, entre dans une période décisive
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement
Clermont reste le seul club du Top 14 à ne pas avoir tranché sur l’avenir de son entraîneur. Autour de Christophe Urios, trois scénarios sont en jeu, et le flou commence à coûter cher sur le marché des transferts.
Engagé jusqu’en juin 2027 avec une année supplémentaire en option, le technicien de 60 ans n’a reçu aucun signal définitif de sa direction. Né le 20 décembre 1965, cet ancien talonneur passé par Castres en 1995-96 est en poste à Clermont depuis janvier 2023, où il a structuré le projet autour de la formation de leaders.
Le président Jean-Claude Pats avait fixé une échéance claire : trancher avant la fin décembre. Le club est dans le calendrier annoncé, mais l’objectif initial était de boucler le dossier beaucoup plus tôt. Une issue pourrait tomber dès la semaine prochaine.
Trois options sur la table pour l’avenir d’Urios
Le board clermontois étudie trois pistes. La première, la plus simple, consiste à prolonger Christophe Urios et son staff dans l’organisation actuelle. Une décision qui offrirait immédiatement de la visibilité au projet sportif.
La deuxième est inverse : ne pas activer l’année optionnelle et tourner la page. Le technicien quitterait alors l’ASM au terme de son contrat, en juin 2027. Le chantier serait lourd, puisque ses adjoints Julien Laïrle et Frédéric Charrier sont eux aussi liés au club jusqu’à cette date. Clermont devrait alors recruter un successeur et recomposer une grande partie de son staff.
La troisième voie, jugée particulièrement intéressante, le ferait évoluer vers un poste de directeur du rugby, dans une organisation proche de celles de Pierre Mignoni à Toulon ou de Laurent Travers à Bayonne. Il faudrait alors trouver un entraîneur « Urios compatible », capable de travailler sous son autorité, et éventuellement lui confier le pilotage du projet « One ASM », appelé à prendre une dimension concrète avec le déménagement vers la Cité du rugby prévu en février.
Le recrutement, première victime du flou
L’absence de décision dépasse le simple fonctionnement quotidien de l’équipe. Elle tombe au pire moment du calendrier, celui où les meilleurs joueurs libres choisissent leur destination.
L’agent sportif Xavier Batiste a confié à La Montagne que cette attente n’est pas anodine. Pour lui, un club convaincu par son entraîneur prolonge avant la dernière année de contrat, pour envoyer un signal clair au manager, aux joueurs, aux supporters et aux partenaires. « Mais là, clairement, il y a un doute de la part de la direction. »
Le phénomène est déjà visible : Clermont doit gérer les départs à venir de Régis Montagne et de Léon Darricarrère, tout en ayant prolongé Anthime Hemery et Alivereti Loaloa jusqu’en 2029. Sur les dossiers internationaux, la concurrence a pris de l’avance.
« Les joueurs qui prolongent ou qui changent d’écurie en ce moment sont des internationaux confirmés ou de très bons joueurs de clubs », note l’agent. « Et ces garçons, aujourd’hui, l’ASM ne peut pas les avoir au vu de sa situation. »
Une décision espérée dès la semaine prochaine
Le dossier est entré dans une période déterminante. Une option est étudiée depuis plusieurs semaines et des négociations sont en cours, dans un cercle restreint de décideurs. Le board clermontois espère parvenir à une issue positive d’ici la semaine prochaine.
Si les discussions échouent, l’ASM devra revoir entièrement ses plans. Dans le même temps, la plupart de ses rivaux ont déjà sécurisé leur encadrement : le Racing 92, Montpellier, La Rochelle, Bayonne et le Stade Français ont clarifié la situation de leur entraîneur ou de leur directeur du rugby.
Entre prolongation d’Urios, séparation complète ou bascule vers un poste de directeur du rugby, Clermont arrive à un carrefour qui orientera plusieurs saisons de son projet sportif.