Bath s’est incliné 19-16 en demi-finale de Champions Cup face à l’UBB samedi à Bordeaux.
Johann van Graan a quitté la conférence de presse avec trois griefs précis : des plaquages hauts non sifflés et des angles de caméra absents qui ont empêché l’arbitre vidéo de statuer.
Van Graan dénonce trois coups à la tête non sifflés : « Le plus clair et évident à 41’08 »
Bath a quitté Bordeaux avec une défaite de trois points et une frustration bien précise. Johann van Graan, coach des Anglais, n’a pas mâché ses mots en conférence de presse d’après-match.
Il a identifié trois plaquages hauts potentiels sur Alfie Barbeary, son troisième ligne, qui n’ont pas été sifflés par l’arbitre Nika Amashukeli.
Le plus documenté, selon Van Graan, est survenu à la 41e minute et 8e seconde du match. « Le plus clair et évident est intervenu à 41 minutes et 8 secondes, de la part du numéro 6 », a déclaré le coach de Bath (conférence de presse, 3 mai 2026). Ce numéro 6, c’est Pierre Bochaton, flanker de l’Union Bordeaux-Bègles.
Van Graan ne s’est pas contenté d’une critique vague. Il a fourni un minutage précis, un joueur identifié, une action décrite.
Mais au-delà de ces incidents, c’est la qualité du contrôle vidéo que Van Graan remet en question.
« Je n’ai pas vu les angles en question » : la critique implicite de la réalisation française
Van Graan ne s’en prend pas seulement à l’arbitrage. Il pointe quelque chose de plus structurel : les images disponibles.
« Je n’ai certainement pas vu les angles en question venir à l’écran », a-t-il déclaré (conférence de presse, 3 mai 2026). Autrement dit, l’arbitre vidéo n’aurait pas eu accès aux prises de vue nécessaires pour statuer. La réalisation télévisée, assurée dans un contexte de production française à Bordeaux, est implicitement visée.
La technologie existe, mais elle est inopérante si la régie ne fournit pas les images.
Van Graan a tenu à nuancer sa sortie. « J’ai beaucoup de respect pour les officiels de match », a-t-il précisé (conférence de presse, 3 mai 2026). Il ne cherche pas à disqualifier les arbitres. Il demande des outils. « On a besoin de cohérence », a-t-il ajouté. Il réclame des standards de production uniformes pour toutes les demi-finales de Champions Cup, quel que soit le lieu.
Vers une amélioration des angles de caméra en Champions Cup ?
Van Graan a perdu. Il le reconnaît sans détour. « La meilleure équipe de rugby nous a battus », a-t-il concédé (conférence de presse, 3 mai 2026). L’UBB mérite sa qualification pour la finale de Champions Cup 2026.
Mais cette reconnaissance sportive n’efface pas la question technique soulevée. Si trois plaquages hauts potentiels passent au travers des mailles du filet vidéo faute d’angles disponibles, c’est un problème qui dépasse Bath et Bordeaux.
Yannick Bru, manager de l’UBB, n’avait pas répondu publiquement à ces accusations au moment de la publication.
L’EPCR devra se positionner. Une demi-finale à trois points d’écart, avec des incidents non vérifiables faute d’images, est précisément le scénario que le protocole vidéo est censé éviter.
Si ces trois plaquages avaient été sanctionnés cartons jaunes ou rouges , Bath aurait-il renversé le score ?« `