Le XV de France cherche son futur technicien, l’UBB et le MHR disent non

Fabien Galthié

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Publié le juin 2, 2026

Grande manœuvre et bras de fer en coulisses pour l’avenir du XV de France. Ce mardi 2 juin 2026, alors que Fabien Galthié et ses hommes préparent activement la tournée estivale, les grandes manoeuvres ont commencé pour redessiner l’encadrement des Bleus en vue de la Coupe du monde.

Au cœur des discussions : le secteur stratégique de la défense, toujours dirigé par Shaun Edwards mais promis à une évolution rapide. Si le sélectionneur national a activé ses réseaux en Top 14, il se heurte au refus catégorique de l’Union Bordeaux-Bègles et de Montpellier de libérer leurs techniciens, laissant le RC Toulon comme seule porte entrouverte pour un éventuel renfort.

Le staff du XV de France s’apprête à vivre un été crucial, non seulement sur le terrain avec les premiers chocs du Championnat des Nations, mais aussi en coulisses. Réunis entre Narbonne et Montpellier, les décideurs du rugby français planifient l’avenir à long terme. Si l’emblématique Shaun Edwards est lié à la FFR jusqu’en 2028, Fabien Galthié cherche activement à régénérer son staff défensif. Une quête de la perle rare qui vire au casse-tête face au protectionnisme des clubs de l’élite.

Shaun Edwards sur le départ : le XV de France cherche son nouveau technicien défensif

Shaun Edwards, responsable de la défense tricolore, était absent du récent rassemblement au domaine de l’Hospitalet. Son contrat court pourtant jusqu’en 2028. Cette absence ne trompe personne dans le milieu.

Vlok Cilliers, technicien sud-africain intégré au staff depuis 2019, manquait lui aussi à ce séminaire. Deux absences simultanées qui ne trompent personne dans le milieu. Fabien Galthié se retrouve face à un chantier défensif urgent avant le Championnat des Nations.

Le sélectionneur a déjà son candidat idéal en tête. Gérald Bastide, 52 ans, est identifié comme le successeur naturel d’Edwards pour l’animation défensive du XV de France.

Bastide connaît la maison. Il a déjà officié au sein du staff tricolore entre 2015 et 2017, sous Guy Novès. Il travaille aujourd’hui avec l’équipe de France féminine et dispose, à ce titre, d’un contrat actif avec la FFR. Administrativement, son intégration au staff masculin serait la plus simple à opérer.

Mais avant de se refermer sur cette solution interne, Fabien Galthié a exploré d’autres pistes auprès des clubs de Top 14 avec des résultats très contrastés.

L’UBB et le MHR refusent catégoriquement de libérer leurs techniciens

Premier nom sur la liste de Galthié côté clubs : Christophe Laussucq, responsable de la défense à l’Union Bordeaux-Bègles. Une proposition concrète lui a été soumise pour intégrer le staff tricolore le temps du Championnat des Nations, en période d’essai. L’UBB a bloqué le dossier.

Deuxième piste : Geoffrey Doumayrou, 36 ans, membre du staff du Montpellier Hérault Rugby. Ancien trois-quarts centre international avec 13 sélections au compteur, Doumayrou représente un profil atypique et moderne que Galthié a étudié sérieusement.

La réponse de Montpellier est venue directement du sommet. Mohed Altrad, président du MHR, a tranché sans ambiguïté : « On ne le lâchera pas. Je ne rigole pas, on ne le lâchera pas. Prêter Geoffrey quelques mois, pourquoi pas, mais Geoffrey ne quittera pas déjà Montpellier. » La porte à un départ définitif est fermée ; un prêt reste théoriquement possible.

Deux clubs, deux refus : les présidents de Top 14 défendent leurs techniciens aussi fermement que leurs joueurs. Face à ces deux portes fermées, une seule reste entrouverte : celle du RCT, qui ne dit pas non à Maxime Petitjean.

Le RCT seul à ne pas fermer la porte : Petitjean, la dernière option externe

Maxime Petitjean, 42 ans, est la troisième piste explorée par le staff tricolore. Ancien ouvreur spécialiste du jeu au pied, il officie aujourd’hui au sein du staff de Pierre Mignoni au RC Toulon, sous contrat jusqu’en 2028.

La différence avec l’UBB et le MHR est notable. Le RCT ne ferme pas la porte à une candidature de Petitjean pour rejoindre le XV de France. Pas d’accord, pas de feu vert non plus. Mais l’absence de refus catégorique change la nature de la négociation.

Cette ouverture toulonnaise a pourtant un effet paradoxal : elle renforce la position de Gérald Bastide comme solution naturelle et prioritaire. Bastide est disponible, connaît le système FFR, a déjà vécu l’environnement du XV de France. Petitjean, lui, reste lié à son club et à son contrat. Toute négociation prendrait du temps une ressource que Galthié n’a pas en abondance avant le Championnat des Nations.

Le recrutement du staff national ne se joue pas sur les seules compétences : les rapports de force contractuels et les ambitions des clubs pèsent autant.

Bastide, technicien maison, peut-il vraiment combler le vide laissé par Edwards ou la défense tricolore a-t-elle besoin d’un regard extérieur ?

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