« On nous a beaucoup craché dessus » : Baptiste Serin prévient, le RCT n’a « rien à perdre »

Baptiste Serin

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Publié le avril 29, 2026

Le demi-de-mêlée toulonnais a exprimé l’état d’esprit combatif du groupe avant la demi-finale de Champions Cup contre le Leinster, samedi à Dublin.

Le Rugby Club Toulonnais s’apprête à défier l’ogre irlandais sur ses terres, mais c’est avec un sentiment de revanche que les hommes de Pierre Mignoni préparent ce choc. Loin de l’image d’un club serein, Baptiste Serin a rappelé que le chemin vers Dublin a été semé d’embûches et de doutes profonds. En mettant en avant la solidarité d’un groupe « qui se l’est pelé », l’international français plante le décor : Toulon arrive en Irlande avec le statut d’outsider, mais avec une force mentale décuplée par les épreuves récentes.

« On nous a beaucoup craché dessus » : le RCT transforme la crise en force

Il y a trois semaines, Serin lui-même reconnaît que personne n’aurait misé sur le RCT pour atteindre cette demi-finale. Le club a traversé une période de turbulences sévères. Les critiques ont fusé de toutes parts. Et le groupe a encaissé.

Baptiste Serin n’a pas cherché à minimiser. Le demi-de-mêlée international, porte-parole naturel du vestiaire, a choisi les mots forts : « On nous a beaucoup craché dessus et pas beaucoup de gens nous ont aidé. » Ce n’est pas une plainte. C’est un constat assumé, presque revendiqué.

Derrière l’aveu, il y a une bascule. Ce que le RCT a subi ces dernières semaines, il le retourne en carburant. Serin est clair sur la posture adoptée : « On n’a rien à perdre, on y va en tant qu’outsider, à nous de faire un grand match pour espérer faire quelque chose. »

Un vestiaire soudé face à la pression toulonnaise

Cette résilience ne repose pas sur un seul homme. Serin l’affirme sans ambiguïté : « Le groupe est très solidaire et c’est très important. On en aura besoin sur ces matches. » La solidarité est ici une réponse directe aux critiques reçues.

La pression à Toulon n’est pas ordinaire. Serin la décrit avec une franchise qui tranche : « Les bas à Toulon sont très très durs car ça pèse beaucoup. Ce n’est pas l’OM mais pas loin. » La comparaison avec le club de football marseillais dit tout : à Toulon, on n’accepte pas la médiocrité.

Thomas Ceyte, autre joueur du RCT, abonde dans le même sens : « On savait qu’ils ne voulaient pas nous battre mais nous écraser. » Le groupe savait ce qui l’attendait. Il a choisi d’y répondre ensemble.

Outsiders mais améliorés : le RCT prêt pour l’affiche contre le Leinster

Le statut d’outsider, le RCT l’accepte. Mieux : il l’utilise. Face au Leinster, quatre fois champion d’Europe, les Toulonnais n’ont aucune obligation de résultat aux yeux du monde extérieur. Cette absence de pression officielle est une arme.

Serin le reconnaît lui-même : le club s’est amélioré par rapport à la saison précédente. Ce n’est pas une progression spectaculaire sur le papier, mais elle est réelle et c’est ce type d’évolution silencieuse qui surprend en demi-finale.

L’affiche est alléchante, Serin le dit lui-même. Dublin, le Leinster, la Champions Cup. Le RCT n’y va pas en victime consentante. Il y va avec la conviction que la crise traversée l’a rendu plus solide qu’avant.

Le RCT ne joue pas samedi pour prouver qu’il mérite sa place : il joue pour montrer qu’on avait tort. Cette nuance change tout.

Le Leinster a remporté 4 Champions Cup. Le RCT en a 3. Qui, selon vous, a le plus à prouver samedi à Dublin ?« `

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