« On veut marquer l’histoire » : Avant Leinster-UBB Mathieu Jalibert annonce la couleur

Matthieu Jalibert

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Publié le mai 21, 2026

L’Union Bordeaux Bègles dispute samedi 24 mai à 15h45 sa deuxième finale consécutive de Coupe des champions, un an après son premier titre remporté en 2025.

C’est l’occasion rare de rejoindre le cercle très fermé des clubs capables d’enchaîner deux titres européens. Matthieu Jalibert livre l’état d’esprit du groupe : calme, déterminé, lucide sur l’enjeu.

« On veut marquer l’histoire » : l’ambition assumée du back-to-back

Matthieu Jalibert est direct. Le demi d’ouverture de l’UBB a affiché une ambition nette en conférence de presse : « On veut une deuxième étoile. L’objectif, c’est de gagner et d’inscrire encore une ligne de plus dans le CV de ce club et dans l’Histoire. »

Le back-to-back en Coupe des champions, c’est un exploit que très peu de clubs ont accompli. Jalibert en est parfaitement conscient. « En gagner une deuxième d’affilée, c’est encore plus fort. Il y a très peu de clubs qui ont réussi ça », a-t-il déclaré (Rugbyrama, 19 mai 2026).

L’UBB a remporté son premier titre européen en 2025, dix-neuf ans après la fondation du club selon L’Equipe . Ce n’était pas une arrivée, c’était un point de départ. Jalibert le dit clairement : « On va tout faire pour essayer de marquer l’histoire encore un peu plus. »

Le chemin jusqu’à Bilbao a exigé un hiver entier de victoires enchaînées. L’ambition affichée est le fruit d’un travail collectif.

Un groupe calme mais impatient : l’état d’esprit avant Bilbao

L’ambition est là. Mais elle ne s’accompagne d’aucune fébrilité. Jalibert est formel : « Je ne ressens pas d’euphorie, le groupe est calme, même s’il y a de l’excitation à l’approche de ce match de rugby. » Ce contrôle émotionnel est une posture construite, pas de la fausse modestie.

Yannick Bru, le manager de l’UBB, a posé le cadre mental de cette semaine de préparation : « On ne défend pas un titre, on en conquiert un nouveau » (Rugbyrama, 19 mai 2026). La nuance est importante : elle évite le piège du champion qui gère plutôt que d’attaquer.

Maxime Lamothe abonde dans ce sens : il évoque de l’impatience plus que du stress à l’approche du coup d’envoi. L’impatience, pas la peur : l’état mental du groupe est lisible.

Jalibert assume la réalité arithmétique d’une finale sans détour : « Une finale, c’est du 50/50. Il y a aussi l’option de perdre, mais on veut marquer l’histoire. Il faut jouer à 100 %, sans se poser de question » (Quinze Mondial, 20 mai 2026).

Face au Leinster : l’analyse lucide et les incertitudes médicales

Jalibert ne sous-estime pas l’adversaire. Quand on lui demande les forces du Leinster, il répond sans hésiter : « Leurs points forts ? Ils en ont beaucoup : leur défense, les zones de ruck, leur intensité dans les tâches obscures, leur conquête, leurs joueurs talentueux, leur réussite sur les duels aériens » (Quinze Mondial, 20 mai 2026).

À cette difficulté sportive s’ajoute une complication humaine. Mathis Perchaud, pilier gauche de l’UBB, est forfait pour la finale suite à une blessure au genou nécessitant une opération. Yannick Bru n’a pas caché son émotion : « Il va se faire opérer, on aura une grosse pensée pour lui. Il méritait de jouer cette finale » (conférence de presse UBB, 19 mai 2026).

D’autres incertitudes planent encore sur le groupe. Temo Matiu, Adam Coleman et Cyril Cazeaux sont tous trois dans le flou à quelques jours du coup d’envoi.

Une bonne nouvelle vient nuancer ce tableau. Louis Bielle-Biarrey, l’ailier international et l’une des armes offensives majeures de l’UBB, était présent à l’entraînement mardi (ICI Gironde, 19 mai 2026). Sa disponibilité serait un atout considérable face à la défense irlandaise.

L’UBB arrive à Bilbao avec une ambition précise : réaliser un back-to-back que très peu de clubs ont accompli en Coupe des champions. Cette ambition repose sur un groupe conscient de l’enjeu, calme dans sa détermination, et prêt à tout donner face à un Leinster redoutable, malgré des absences qui compliquent la donne. Samedi, l’UBB peut-elle vraiment inscrire son nom parmi les rares doubles champions d’Europe ?

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