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Toulouse va devoir envoyer ses jeunes au front avec sa troisième ligne décimée signe que la saison commence déjà sous contrainte pour l’ogre toulousain

Par Maxime Aulne
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Toulouse aborde La Rochelle avec un problème très ciblé : sa troisième ligne, secteur clé de son équilibre, arrive déjà affaiblie au moment où le champion doit relancer la machine.

Le Stade Toulousain reste l’ogre du Top 14. Le club vient de célébrer son 25e Bouclier de Brennus, le quatrième consécutif, avec près de 10 000 supporters réunis autour du groupe. Mais le terrain du rugby français remet vite les compteurs à zéro.

Pour le déplacement à Marcel-Deflandre, le sujet n’est pas seulement le prestige de l’affiche contre La Rochelle. Il est beaucoup plus précis : Ugo Mola doit composer avec une troisième ligne décimée, au point de pousser plusieurs jeunes vers un rôle plus exposé que prévu.

Une troisième ligne touchée au pire moment

Le premier nom qui pèse lourd est celui de Jack Willis. conserver du genou durant l’été, l’Anglais est annoncé forfait pour le déplacement à La Rochelle et son retour reste incertain pour la réception de Bordeaux, dix jours plus tard.

Le problème ne s’arrête pas là. Anthony Jelonch, Léo Banos et Mathis Castro-Ferreira sont également annoncés sur le flanc jusqu’à la fin septembre. Pour Toulouse, cela retire d’un coup plusieurs profils capables d’absorber le combat, les cours de soutien et les séquences défensives longues.

Derrière, les retours paraissent encore plus lointains pour Marceau Marzullo, récemment exploité d’une épaule, Clément Vergé, touché aux ligaments croisés du genou droit, Valentin Delpy, également concerné par une épaule, et Malachi Hawkes, toujours en convalescence après une blessure au tendon d’Achille.

Dans une saison normale, Toulouse peut masquer beaucoup de choses grâce à sa profondeur. Là, le trou concerne le même secteur. C’est ce qui transforme une liste d’absents en vrai point de fragilité.

Les jeunes ne seront pas là pour décorer le groupe

La sélection d’Efrain Elias avec l’Argentin réduit encore les solutions. François Cros et Alexandre Roumat doivent tenir leur rang, mais ils ne peuvent pas tout absorber seuls sur la durée d’un match à haute intensité.

Roméo Bonnard-Martin, aperçu contre Bayonne, pourrait donc démarrer en troisième ligne. Ce serait un signal fort : Toulouse n’enverrait pas seulement un jeune compléter la feuille, mais un joueur chargé d’entrer directement dans une zone où La Rochelle aime user ses adversaires.

Guillaume Raynaud et Marc-Elie Kouassi ont également été intégrés au groupe professionnel pour couvrir l’urgence. Le mot compte : urgence. Dans ce contexte, les Espoirs ne sont plus une option de confort, mais une réserve sportive appelée à tenir le choc plus tôt que prévu.

Peato Mauvaka est également pressé pour dépanner si besoin. Ce type d’ajustement dit beaucoup de la contrainte toulousaine : quand un talonneur peut devenir une solution de secours dans le secteur, c’est que la rotation classique a déjà été fortement entamée.

La Rochelle arrive comme le premier test de résistance

Tout n’est pas fermé pour Toulouse. Emmanuel Meafou, Rodrigue Neti, Georges-Henri Colombe et Théo Ntamack sont annoncés de retour. Tommaso Menoncello a également laissé une bonne impression par sa puissance, dans un ensemble où Ange Capuozzo, Romain Ntamack, Antoine Dupont et Thomas Ramos restent des armes majeures.

Mais La Rochelle n’est pas le meilleur endroit pour bricoler dans le cinq de devant et autour des zones de collision. Le rendez-vous oblige Toulouse à tester tout de suite la solidité de son équilibre entre cadres disponibles, retours importants et jeunes propulsés dans le dur.

Le cas Dupont rappelle aussi que Toulouse construit sur du long terme. Le Monde.fr a rapporté en 2025 que la demi de mêlée vedette du XV de France avait prolongé son contrat jusqu’en 2031 avec le Stade toulousain. Le site officiel du club rappelle de son côté qu’Antoine Dupont a alterné entre la préparation avec l’équipe de France à 7 et les matchs de Top 14 ainsi que de Champions Cup, signe d’une gestion permanente entre ambitions collectives et charges individuelles.

Pour Toulouse, le piège est donc clair : réussir à rester dominant sans disposer de toute sa densité habituelle en troisième ligne. Si les jeunes répondent présents à La Rochelle, le champion aura gagné plus qu’un simple match de reprise. S’ils subissent trop vite, la saison commencea avec une alerte très concrète.





Auteur

Maxime Aulne

Journaliste sportif, fondateur de MVZ Sports et directeur de la publication. Je couvre le cyclisme, le rugby et l'économie du sport, et je réponds de ce qui est publié sur le site.

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