« C’est un peu mitigé » : Loïs Boisson ne cache pas ses doutes avant Rome

Loïs Boisson

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Publié le mai 5, 2026

Loïs Boisson revient à la compétition après sept mois d’absence causée par des blessures successives d’abord à la cuisse, puis au bras avec un seul match officiel au compteur en 2026 : une défaite 6-1, 6-3 contre l’Américaine Peyton Stearns au premier tour du WTA 1000 de Madrid, fin avril.

Elle doit défendre ses points de demi-finaliste de Roland-Garros 2025 dès la fin mai.

« C’est un peu mitigé » : la tension entre l’envie et les doutes de Boisson

« Je ne vais pas mentir, c’est un peu mitigé en ce moment dans ma tête, dans le sens où je n’ai qu’une envie, c’est d’être sur les courts, de jouer. » Ces mots, prononcés le 4 mai 2026, résument la situation de Loïs Boisson. L’envie est là. Le corps, lui, ne suit pas encore.

Sept mois sans compétition, un seul match officiel en 2026 cette défaite sèche à Madrid contre Stearns (6-1, 6-3) et une blessure au bras dont le diagnostic reste flou.

Le contraste avec 2025 rend la situation plus pesante. En 2025, Boisson avait atteint le dernier carré à Roland-Garros, son meilleur résultat en Grand Chelem. Elle sait ce qu’elle est capable de produire. Et c’est précisément ce qui rend le présent si lourd.

« Je sens que c’est encore compliqué. Et c’est un peu dur d’avoir vécu ça l’année dernière et d’arriver cette année dans des conditions complètement différentes, pas dans le bon sens », a-t-elle confié. La 43e mondiale ne se voile pas la face. Elle mesure l’écart entre ce qu’elle a été et ce qu’elle peut offrir aujourd’hui.

À Madrid, elle n’avait même pas pu s’entraîner correctement avant de jouer. « Je n’avais pas pu faire d’entraînement à 100% avant », a-t-elle reconnu. Disputer un match dans ces conditions relevait davantage du test médical que de la compétition sportive.

Rome, une chance de vraiment s’entraîner avant Roland-Garros

« La différence, c’est qu’il y a eu des vrais entraînements pour la première fois depuis plusieurs mois. Je me sens forcément plus prête parce qu’il y a eu ces entraînements derrière moi. » Entre Madrid et Rome, quelque chose s’est débloqué.

Sa participation au WTA 1000 de Rome (4-17 mai 2026) était conditionnée à la validation d’une semaine d’entraînement complète. Cette semaine a eu lieu. C’est un signal concret, le premier depuis des mois.

Pour y parvenir, Boisson a renoncé à un WTA 125 en Espagne, entre Madrid et Rome, pour préserver cette préparation. Accumuler des matches à 50% de ses capacités ne servait à rien.

« On se rend compte que c’est débile de faire des matches quand on est à 50 %. Là, on va voir comment ça se passera. » Ce n’est pas du défaitisme. C’est du pragmatisme.

Rome n’est pas une garantie de résultat, mais enfin une base de travail réelle.

Roland-Garros en ligne de mire : défendre une demi-finale en conditions difficiles

Dès le mardi 5 mai, Boisson affronte la Tchèque Katerina Siniaková (39e mondiale) au premier tour une adversaire mieux classée qui dira beaucoup sur son état réel.

Mais l’enjeu dépasse ce premier match de tennis. Roland-Garros débute fin mai 2026. Boisson y sera demi-finaliste sortante. Elle devra défendre chaque point accumulé l’an dernier dans des conditions qui n’ont rien à voir avec celles d’aujourd’hui.

Le classement WTA fonctionne sans pitié. Si elle ne performe pas à Paris, sa position de 43e mondiale sera directement menacée. Et pour l’instant, son corps ne lui a pas encore donné les garanties nécessaires.

Pourtant, elle refuse de baisser les bras. « Je sais que c’est une question de temps et qu’un jour ou l’autre, tout se passera bien. »

Avec deux semaines de préparation entre Rome et Roland-Garros, pensez-vous que Boisson peut retrouver le niveau qui l’avait menée en demi-finale l’an dernier ?

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