Comme l’UBB 1 an avant, Clermont ne veut plus de Twitter pour sa communication

Alivereti LOALOA of ASM CLERMONT

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Publié le mai 22, 2026

Après l’UBB un an plus tôt, l’ASM Clermont a officiellement quitté X (anciennement Twitter) le 5 mars 2026, jugeant la plateforme incompatible avec ses valeurs de fédération et ses objectifs commerciaux.

Le club auvergnat a cessé de publier sur X depuis cette date, abandonnant 213 000 abonnés pour des raisons à la fois stratégiques et éthiques.

Pourquoi Clermont a quitté X : trois raisons assumées

La première raison est politique. Vincent Duvivier, patron de la communication de l’ASM Clermont, est direct : « On a senti que ce réseau prenait un engagement politique important ces derniers mois et ce n’est pas vraiment une voie dans laquelle on veut s’engager. Nous, comme tous les clubs, on a plus tendance à vouloir fédérer et rapprocher les gens que l’inverse. »

La deuxième raison est liée à la toxicité perçue de la plateforme selon Rugby Pass . « Nous sommes à l’écoute des critiques mais on n’est pas sur un réseau social pour avoir ces commentaires-là. On n’y est pas à notre place et on n’y trouve pas notre intérêt », ajoute Duvivier.

La troisième raison est commerciale et la plus tranchante. L’ASM structure sa communication autour de trois objectifs : l’information, la distraction et la vente. Le club l’assume sans détour : « Twitter ne répondait pas vraiment aux deux derniers critères, il était le réseau social où on générait le moins de trafic en vente » (ASM Clermont, mai 2026). Abandonner 213 000 abonnés n’est donc pas un coup de colère. C’est un arbitrage froid.

Au-delà de ces raisons politiques et commerciales, Clermont suit un précédent établi dans le rugby français.

L’UBB avait ouvert la voie un an plus tôt

L’UBB avait pris la même décision environ un an avant Clermont, pour des raisons similaires : incompatibilité entre la dérive politique de X et la mission fédératrice d’un club de rugby.

Deux des clubs les plus structurés du Top 14 ont donc choisi de couper le lien avec X. Il ne s’agit pas de petites structures sans moyens digitaux. L’ASM et l’UBB disposent toutes deux de stratégies de communication professionnelles et de communautés importantes. Leur départ commun dit quelque chose de précis sur l’état de la plateforme dans l’écosystème du sport professionnel français.

Cette décision a-t-elle vraiment coûté quelque chose à l’ASM ?

Les conséquences : Instagram compense, les supporters s’adaptent

Le compte X de l’ASM existe toujours. Il est simplement inactif depuis le 5 mars 2026. Le club n’a pas claqué la porte, il a cessé d’alimenter la machine.

Le club reconnaît la déception d’une partie de sa fanbase : « On est navrés pour notre fanbase qui était sur Twitter et qui a été déçue de ne plus trouver d’informations mais ces supporters ont aussi pu basculer sur d’autres canaux comme Instagram où on continue de progresser » (ASM Clermont, mai 2026). Instagram concentre désormais l’essentiel de l’effort. Le club y compte 180 000 abonnés (ASM Clermont, mai 2026) et la progression se poursuit.

L’ASM ne ressent pas de conséquences majeures depuis son retrait de X : la plateforme n’était plus indispensable à sa mécanique de communication.

Vincent Duvivier laisse une porte entrouverte, sans illusion : « Le compte est toujours ouvert et des gens nous demandent de revenir mais pour l’instant ce n’est pas au programme. On peut être optimiste et se dire que ça s’inversera mais l’empreinte politique de X fait qu’on n’a pas envie de se repositionner dessus. »

Deux clubs parmi les plus structurés du Top 14 ont quitté X sans en ressentir de conséquences majeures. C’est peut-être le signal le plus clair : la plateforme a perdu son caractère incontournable dans le sport professionnel français.

Votre club suit-il encore X, ou a-t-il lui aussi tourné la page ?

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