Condamnée à gagner, La Rochelle retrouve ses cadres mais peut-elle vraiment faire douter l’UBB ?

Grégory Alldritt

Par

Publié le avril 16, 2026

La Rochelle a reçu l’UBB samedi dernier en 9e position, à 7 points seulement de la qualification pour les phases finales.

Pour les supporters rochelais, ce match était une question existentielle : leurs cadres revenus de blessure pouvaient-ils troubler le meilleur collectif du moment ?

Cet article dépasse l’énumération des retours pour évaluer concrètement si La Rochelle avait les armes pour troubler une machine bordelaise qui venait de dominer Toulouse.

Les cadres rochelais de retour : un renfort suffisant pour rivaliser ?

Grégory Alldritt avait postulé pour le match malgré sa blessure au massif facial. Paul Boudehent s’entraînait depuis plusieurs jours après sa blessure au genou. Pierre Bourgarit espérait enchaîner après une troisième saison galère marquée par les pépins à la cheville.

Ces trois retours simultanés tombaient à pic pour une équipe en crise. La Rochelle pointait à la 9e place, à 7 points de la 6e place qualificative. L’urgence sportive justifiait que ces joueurs postulent malgré des blessures récentes.

Alldritt et Boudehent apportaient la puissance physique qui manquait cruellement en mêlée et dans les rucks. Bourgarit redonnait de la stabilité défensive et de la précision en touche. Ces retours n’étaient pas du luxe : ils constituaient une nécessité absolue pour espérer tenir le rythme des phases finales.

L’UBB en machine de guerre : 15 victoires de rang et une maîtrise du jeu forward

L’UBB venait de démontrer sa supériorité en écrasant Toulouse 30-15 en quart de finale de Champions Cup. Cette victoire portait à 14 le nombre de succès consécutifs des Bordelais en Champions Cup, égalant le record d’invincibilité du Leinster. Avec leur victoire contre La Rochelle, ils portent désormais leur série à 15 victoires.

Jack Willis avait effectué plusieurs grattages décisifs contre Toulouse, prouvant que l’UBB maîtrisait aussi le jeu au sol. « Les avants ont fait un gros match, c’était obligatoire pour espérer rivaliser face au Stade toulousain », confirmait Shaun Sowerby, entraîneur UBB.

« On progresse d’année en année avec ces phases finales. Même si tout n’a pas été parfait aujourd’hui, on a su donner beaucoup de choses au niveau de l’état d’esprit », expliquait Maxime Lucu, capitaine UBB. Cette confiance tranquille, sans euphorie, rendait l’équipe encore plus dangereuse.

Où La Rochelle pouvait-elle vraiment faire douter l’UBB ?

La Rochelle n’avait pas le luxe de jouer à égalité avec l’UBB au sol. Willis et ses coéquipiers dominaient dans ce secteur, terrain où les Rochelais espéraient compenser. Leurs cadres retrouvés devaient servir de stabilisateurs, pas de révolutionnaires.

Alldritt et Boudehent pouvaient créer des brèches en portant le ballon. Bourgarit assurait la précision nécessaire pour exploiter les espaces.

Mais l’UBB maîtrisait le jeu forward et l’état d’esprit collectif. La Rochelle devait miser sur son jeu de mouvement, sa discipline et sa précision pour espérer troubler cette machine. Un pari risqué quand vos cadres sortent de blessure face à une équipe en pleine confiance.

Le retour des cadres rochelais était réel et bienvenu, mais il ne suffisait pas à transformer La Rochelle en égale de l’UBB il la rendait simplement compétitive.

Samedi, La Rochelle ne jouait pas pour gagner, cette équipe de rugby jouait pour survivre. Et contre une UBB en confiance, la survie passait par une perfection que les blessures rendaient fragile.

Pensiez-vous que La Rochelle pouvait imposer son jeu malgré le retour progressif de ses cadres, ou l’UBB était-elle trop en forme pour être troublée ?

Les dernières actualités Rugby

Les Tendances MVZ Sports