Loïs Boisson n’a pas reproduit son exploit de 2025 : éliminée dès le premier tour de Roland-Garros par Anna Kalinskaya (6-2, 6-2), la Française paie le prix d’une saison ravagée par les blessures.
Un an après sa demi-finale surprise en tant que 361e mondiale, Loïs Boisson (23 ans) s’arrête au premier tour face à la 24e mondiale en 1h19.
Boisson fragilisée par les blessures, incapable de rivaliser
Le contraste est brutal. En 2025, Boisson débarquait à Roland-Garros comme une inconnue classée 361e mondiale. Elle en repartait demi-finaliste. En 2026, elle arrive 43e mondiale, numéro une française, et repart en moins de quatre-vingts minutes.
La différence entre les deux éditions tient en un mot : le corps. Boisson n’a joué que 5 matches avant Roland-Garros, victimes successives de blessures à la jambe gauche et à l’avant-bras droit. Cinq matches en plusieurs mois : le niveau de préparation d’une convalescente, pas d’une demi-finaliste en titre.
Face à elle, Anna Kalinskaya. La Russe de 27 ans, 24e mondiale, n’a jamais remporté de titre WTA mais a atteint les quarts de finale de l’Open d’Australie en 2024. Face à une Boisson sous-préparée, l’écart de dix-neuf places au classement s’est transformé en gouffre sur le court.
Le dernier jeu : quatre balles de match, quatre balles de break, aucun miracle
À 5-2 dans le deuxième set, le match semblait plié. Kalinskaya servait pour l’élimination. C’est là que Boisson a refusé de rendre les armes.
Elle a sauvé 4 balles de match et obtenu 4 balles de break dans ce dernier jeu. Quatre occasions de renverser le cours du match, de relancer le set, d’injecter du doute dans la tête de la Russe. Quatre fois, Kalinskaya a tenu. Le miracle n’a pas eu lieu.
Cette séquence révèle quelque chose d’essentiel sur Boisson : la compétitrice est intacte. Mais la résistance tardive dans un match perdu 6-2, 6-2 en 1h19 ne change pas le verdict. Elle l’humanise, sans l’effacer.
Une chute de 105 places au classement : le vrai coût de cette élimination
Cette défaite au premier tour coûte à Boisson 770 points WTA des points engrangés lors de son parcours de 2025 qu’elle ne peut pas défendre cette année.
Résultat : elle chute de 105 places au classement, passant de 43e à 148e mondiale en tennis. En 1h19, la numéro une française quitte le top 50 et se retrouve aux portes du top 150.
En juillet, Boisson doit défendre son titre à Hambourg, soit 250 points supplémentaires à conserver. Si les blessures l’empêchent de performer ou simplement de jouer elle risque de plonger encore plus bas dans la hiérarchie mondiale.
Loïs Boisson paie le prix fort d’une saison brisée par les blessures : de demi-finaliste surprise à joueuse en chute libre au classement. Avec un titre à défendre à Hambourg en juillet, elle risque de perdre encore plus de points si elle ne peut pas le conserver.
Boisson peut-elle se rétablir avant Hambourg, ou cette élimination marque-t-elle le début d’une régression durable ?