Premier événement numéroté de l’UFC en 2026 et coup d’envoi du partenariat avec Paramount, l’UFC 324 intrigue autant qu’il divise. Malgré une carte dense et plusieurs affiches prometteuses, l’absence de titre incontesté soulève une question centrale : l’organisation a-t-elle vraiment frappé fort pour ouvrir cette nouvelle ère ?
Après six semaines sans gala majeur, l’UFC fait son retour avec l’UFC 324, un événement très attendu à plus d’un titre. Sur le papier, la carte propose des combats attrayants, des stars médiatiques et de nombreux combattants classés. Pourtant, un détail saute aux yeux : aucun titre incontesté n’est en jeu. De quoi refroidir une partie des fans, d’autant plus que ce gala marque le début officiel de l’ère Paramount pour l’organisation.
Un premier événement de janvier vraiment en dessous des standards ?
Comparée aux précédents galas de janvier, l’UFC 324 n’apparaît pas nécessairement comme un événement faible. Plusieurs observateurs soulignent même la densité globale de la carte, avec de nombreux combattants classés et des affrontements susceptibles de désigner de futurs prétendants au titre.
Cependant, la disparition du combat Kayla Harrison , Amanda Nunes, reporté en raison d’une blessure, a clairement nui à l’impact symbolique de la soirée. Pour un premier rendez-vous de l’année et une vitrine destinée à un nouveau diffuseur, l’UFC aurait pu proposer une affiche plus marquante sur le plan historique.
Le vainqueur du main event peut-il vraiment revendiquer le trône des légers ?
Le combat principal opposant Justin Gaethje à Paddy Pimblett pour une ceinture intérimaire suscite un vif débat. Pour certains, cette confrontation reste insuffisante pour désigner un véritable numéro un dans une catégorie encore marquée par l’ombre d’anciens champions et de prétendants solides comme Ilia Topuria ou Arman Tsarukyan.
D’autres estiment toutefois que l’absence de champion incontesté laisse la porte ouverte à une nouvelle hiérarchie. Une victoire convaincante, notamment de Paddy Pimblett, pourrait au moins nourrir la discussion et relancer le débat autour du leadership dans la division des poids légers, même si la légitimité sportive resterait contestée.
Des affiches secondaires qui sauvent la carte
Au-delà du combat principal, plusieurs affrontements attirent l’attention par leur potentiel spectaculaire. Le duel entre Sean O’Malley et Song Yadong, en particulier, est perçu comme l’un des combats les plus excitants de la soirée. O’Malley joue gros après plusieurs performances décevantes, tandis que Song Yadong continue son ascension et pourrait définitivement changer de dimension.
D’autres combats, comme ceux impliquant Arnold Allen ou Derrick Lewis, ajoutent une vraie valeur sportive à l’événement et renforcent l’idée que l’UFC 324 vise autant le public occasionnel que les fans les plus avertis.
L’UFC 324 n’est ni un échec retentissant ni un gala historique. Il s’agit avant tout d’un événement de transition, pensé pour séduire un public plus large à l’aube d’un nouveau partenariat médiatique. Si l’absence de titres incontestés et de combats symboliques du MMA peut frustrer les puristes, la carte reste suffisamment riche et spectaculaire pour remplir son rôle : relancer la machine UFC en 2026 et poser les bases de l’ère Paramount.