« C’est normal que des joueurs arrivent, postulent et prennent ta place s’ils sont meilleurs » : Valleau défend l’arrivée de Bielle-Biarrey en équipe de France à VII
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Sacha Valleau ne tourne pas autour du pot. Interrogé le 16 juin 2026 dans le podcast Rugby Confidential , aux côtés de Gaël Fickou, l’ancien international à VII est catégorie : « Louis Bielle-Biarrey ne volera pas du tout la place d’un membre de l’équipe de France à VII. C’est juste le jeu. »
Sa position repose sur un principe simple, qu’il formule sans ambiguïté : « Si ce sont des joueurs qui sont plus performants que toi alors que tu y es, c’est eux qui doivent y aller, même si toi tu passes toute la saison à le faire. » Pas de sentiment, pas de hiérarchie statutaire. Seule la performance compte.
« Bielle-Biarrey ne vole aucune place » : Valleau défend la logique du mérite
Valleau ne défend pas Bielle-Biarrey par obligation ou par politesse : il a lui-même vécu cette compétition interne . « Louis Bielle-Biarrey est un extraterrestre avec sa vitesse et toutes ses qualités », lâche-t-il. Et les chiffres lui donnent raison : l’ailier de l’Union Bordeaux-Bègles a inscrit 8 essais lors du Tournoi des Six Nations 2025, record absolu de l’épreuve (Le10sport, 2025). Il a également été élu dans l’équipe type World Rugby 2025.
Valleau conclut sans équivoque : « Je ne m’oppose pas du tout à la venue de Louis Bielle-Biarrey, bien au contraire. » Sa légitimité pour parler est réel. Il a lui-même porté le maillot à VII lors des JO de Rio 2016. Il a cohabité avec des renforts du XV. Il sait ce que la compétition interne signifie concrètement.
Un précédent qui a payé : Dupont et la médaille d’or de Paris 2024
Valleau le rappelle lui-même : en 2016 à Rio, des joueurs du XV avaient déjà rejoint le groupe à VII. Grosso, Ouedraogo, Guitoune avaient fait le chemin. Résultat : une 7e place, une élimination en quarts de finale par le Japon (Le10sport, 16 juin 2026). Valleau ne s’en cache pas : « Nous, en 2016, on était très loin d’un titre. » (Europe 1, 2016).
En 2021, Gabin Villière avait suivi le même chemin lors de la campagne de qualification olympique.
Mais c’est Antoine Dupont qui a transformé l’essai en or . Rejoint début 2024, préparé sur plusieurs mois selon le manager Jérôme Daret, il a mené la France à la médaille d’or aux JO de Paris 2024 finale remportée 28-7 face aux Fidji (Olympics.com, 27 juillet 2024) avant d’être élu meilleur joueur de la saison 2024 en VII.
Gaël Fickou, présent sur le même plateau que Valleau, nuance toutefois : « Si c’est à petite dose, je trouve que c’est bien. Evidemment qu’ils ne vont pas changer les sept joueurs sur le terrain. » La porte est ouverte, mais pas à n’importe quelles conditions.
Daret, lui, tire la leçon de l’expérience Dupont avec clarté : « Il y aura eu un avant et un après Antoine Dupont. Tout s’est construit en étroite collaboration et intelligence avec son club. » (Sports Orange, 2 juin 2026). L’intégration progressive n’est pas un détail. C’est la condition sine qua non du succès.
Baby et Daret : « L’équipe n’appartient à personne »
Le sélectionneur Benoît Baby est direct : « L’équipe de France n’appartient à personne. S’il est bon, il rentrera avec nous. C’est à lui de gagner sa place. » (Daily8, juin 2026). Baby connaît Bielle-Biarrey depuis les catégories U20. Il sait ce dont le joueur est capable.
Jérôme Daret, manager de l’équipe de France à VII, a publiquement manifesté son intérêt pour l’ailier bordelais en vue des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, déclaré que « tout est ouvert » concernant l’intégration d’une star du XV (Sports Orange, 2 juin 2026).
La vision de Valleau est partagée par Baby et Daret. Dupont l’a prouvé en 2024 : intégrer un joueur d’exception avec méthode payer en médailles. Bielle-Biarrey sera-t-il le prochain atout français pour Los Angeles 2028 ?