Benjamin Bertrand, pilier gauche du Stade Toulousain, est forfait pour le reste de la saison après une blessure au ménisque contractée à l’entraînement.
Survenue à l’entraînement, cette blessure prive Toulouse d’un élément de rotation en première ligne au moment où le leader du Top 14 prépare ses demi-finales de juin. Jelonch est également forfait. Ce club de rugby entre dans sa phase la plus décisive avec une charnière fragilisée.
Benjamin Bertrand forfait : une absence qui s’ajoute aux malheurs toulousains
Benjamin Bertrand, 22 ans, 1m80 pour 128 kilos, ne rejouera plus cette saison. Le pilier gauche souffre d’une blessure au ménisque contractée à l’entraînement, selon RMC Sport du 18 mai 2026.
Sur le plan statistique, le jeune pilier avait disputé 12 matchs cette saison dont 4 comme titulaire. Une présence régulière en sortie de banc qui comptait dans la gestion de l’effectif toulousain.
Sa blessure survient au pire moment. Bertrand avait participé aux trois dernières rencontres face à Castres, Clermont et Toulon avant de manquer le déplacement à La Rochelle .
Toulouse accumule déjà les absences en fin de saison. Bertrand s’ajoute à Jelonch en troisième ligne, ainsi qu’à d’autres absents dans ce secteur. La liste s’allonge au moment où le club entre dans sa phase la plus décisive.
Toulouse peut-il compenser ? Les alternatives disponibles au poste de pilier gauche
Toulouse n’est pas démuni. Trois piliers gauches restent disponibles pour pallier l’absence de Bertrand : Rodrigue Neti, Cyril Baille et David Ainu’u . Le staff d’Ugo Mola dispose d’options concrètes à ce poste.
Baille, cadre de l’équipe de France, est la garantie de continuité à ce poste. Mais derrière lui, la profondeur de banc se réduit sensiblement. Neti et Ainu’u devront hausser leur niveau si les matchs s’enchaînent.
Toulouse est leader du Top 14 avec 82 points à deux journées de la fin de la saison régulière (Rugbyrama, 19 mai 2026). Le club ne peut pas se permettre de relâcher son effort, même avec un effectif allégé.
Les demi-finales sont programmées les 19 et 20 juin (RMC Sport). Moins d’un mois pour gérer les absences, préserver les titulaires et maintenir le niveau de jeu. La profondeur d’effectif devient un enjeu critique.
Le double coup dur Bertrand-Jelonch : quand les blessures s’accumulent au pire moment
Bertrand n’est pas le seul à déclarer forfait. Anthony Jelonch, 29 ans, doit se faire opérer de l’épaule droite. Une luxation subie lors du quart de finale de Champions Cup contre Bordeaux, le 12 avril, nécessite une intervention chirurgicale (RMC Sport, 18 mai 2026). Sa saison est terminée.
Le profil de Jelonch rend cette absence particulièrement lourde. Le troisième ligne compte 39 sélections en équipe de France et avait disputé 16 matchs cette saison, dont 15 comme titulaire (RMC Sport). Perdre un tel titulaire en fin de saison, c’est perdre continuité, expérience et leadership.
Combinée à l’absence de Bertrand, cette double perte réduit concrètement les marges de rotation du staff toulousain. Toulouse aborde sa phase finale avec une première ligne et une troisième ligne fragilisées, mais reste favori.
Toulouse dispose des ressources pour compenser : Baille, Neti et Ainu’u en première ligne, un groupe large. Mais avec les demi-finales le 19 juin et le Bouclier de Brennus en jeu, la profondeur de banc sera testée. Le staff de Mola peut-il aligner un XV compétitif sur trois semaines consécutives sans ses cadres ?