« Tout est juste, tout est propre » : Elissalde salue le Dupont retrouvé face au Racing
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En demi-finale du Top 14 face au Racing 92, Antoine Dupont a livré une performance de maestro qui a convaincu Jean-Baptiste Elissalde : « tout est juste, tout est propre », résumé l’ancien demi de mêlée, reconnaissant le retour au meilleur niveau du capitaine toulousain après une saison marquée par les blessures et les irrégularités.
Toulouse a écrasé le Racing 92 71-17 en demi-finale du Top 14 le 19 juin 2026 la plus grande victoire de l’histoire des phases finales du championnat de France. Cette victoire record pose une question directe : qui était vraiment Dupont cette saison, le joueur irrégulier des derniers mois ou le maestro de la demi-finale ? Elissalde apporte une réponse nuancée : comment un joueur peut être à 18/20 toute l’année et sembler « moins bon » quand il tombe à 15.
Dupont retrouvé : la performance qui change tout face au Racing
Dès la 6e minute, Dupont place une passe au pied décisive pour Teddy Thomas. Le ton est donné. À la 36e, il inscrit lui-même un essai. À la 51e, il sort du terrain conserve physiquement pour la finale. En moins d’une heure, il a fait le travail.
Ce qui frappe Elissalde, c’est la qualité d’exécution pas l’abondance des stats, mais la précision de chaque geste. « Quand il est dans une équipe qui est aussi dominante que Toulouse face au Racing, c’est un maestro : il n’y a rien à jeter, tout est juste, tout est propre. »
Ce jugement a du poids : Elissalde a joué au même poste, dans le même club. Ce qu’il voit en demi-finale, c’est un Dupont qui orchestre sans effort apparent.
Le Racing avait ciblé Dupont dès les premières minutes. Il a absorbé, puis pris le dessus signe d’un joueur retrouvé.
La saison en dents de scie : pourquoi Elissalde nuance son éloge
Pour comprendre pourquoi cette demi-finale compte autant, il faut se souvenir de ce qu’une saison en dents de scie a été pour Dupont. Pas un long fleuve tranquille.
Élimination en quart de Champions Cup contre Bordeaux-Bègles. Performances décevantes contre Clermont. Un capitaine confié à Jack Willis pour lui permettre de se concentrer uniquement sur son jeu. Et surtout, une blessure aux adducteurs contractée à l’entraînement le 9 mai 2026, qui l’a écarté des terrains pendant six semaines jusqu’à la demi-finale.
Elissalde ne balaie pas ces épisodes. Il les contextualise : « Son retour sur les terrains, après une si longue blessure, fut assez incroyable, sur une revu Antoine Dupont comme s’il ne s’était jamais blessé. Puis il y a eu un petit contrecoup, à l’image de l’équipe. Ses sorties étaient peut-être un peu moins bonnes mais c’était le cas de l’équipe dans sa globalité. »
Il ajoute : « Après, moins bonnes… Quand tu es à 18/20 toute l’année et que tu chopes des 15 ou des 14, tes parents ne sont pas contents mais c’est quand même un 15 ou un 14. »
C’est là que l’éloge prend sa valeur : Elissalde a reconnu les creux avant de valider la demi-finale.
Du Martien à la rééducation : le chemin de Dupont vers la demi-finale
Pour mesurer ce que représente cette demi-finale, il faut remonter à mars 2025. Tournoi des Six Nations, en Irlande. Dupont se bénit gravement au genou droit et manque de longs mois de compétition.
Il déclare alors : « Je n’ai jamais travaillé aussi dur de ma vie et aussi longtemps. » Ce n’est pas une formule. C’est la réalité d’une rééducation de plusieurs mois.
Son retour à la compétition a lieu le 29 novembre 2025. Face au Racing 92. Déjà. Comme si ce club était devenu son terrain de résurrection.
Fin décembre 2025, contre La Rochelle (60-14), Dupont a inscrit deux essais et délivré deux passes décisives. Cyril Baille résume la soirée avec trois mots : « Le Martien a fait du Martien. » Dupont lui-même confirme : « Je me sens comme avant, je n’ai pas de gêne, mon rugby je l’ai retrouvé assez vite. »
Puis les adducteurs lâchent en mai. Nouveau coup d’arrêt. Le 19 juin 2026, face au Racing encore passe décisif, essai, remplacement géré. Elissalde en est le témoin.
La demi-finale contre le Racing 92 n’est donc pas qu’une victoire record : c’est la preuve que Dupont, malgré une saison en dents de scie, n’a jamais perdu son statut de joueur décisif. Elissalde le dit sans détour : quand Toulouse domine, Dupont est un maestro. Et en finale du Top 14, Toulouse aura besoin de ce maestro-là.
Après deux retours de blessure face au Racing, Dupont peut-il porter Toulouse vers un nouveau titre en finale du Top 14 ?