Quelques semaines après son sacre à l’Australian Open, Carlos Alcaraz assure vouloir se concentrer sur sa progression plutôt que sur ses résultats, tout en reconnaissant avoir « beaucoup de faiblesses » que ses rivaux cherchent à exploiter.
À seulement quelques semaines de son triomphe historique à Melbourne, Carlos Alcaraz est déjà tourné vers la suite. Le numéro un mondial, qui a récemment complété le Career Grand Slam en dominant Novak Djokovic en finale, refuse de s’installer dans le confort du succès.
En conférence de presse avant son entrée en lice à l’ATP 500 de Doha, l’Espagnol a affiché une lucidité remarquable sur son niveau actuel.
Un Career Grand Slam historique
En remportant l’édition 2026 de l’Australian Open, Alcaraz est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à décrocher les quatre titres majeurs du circuit. Ce septième trophée du Grand Chelem confirme son statut de patron du tennis mondial.
Durant la quinzaine australienne, l’Espagnol a affiché un niveau impressionnant, alternant puissance, créativité et maîtrise tactique. Une performance qui aurait pu l’inciter à savourer pleinement sa domination.
Mais le Murcien préfère regarder plus loin.
“Je vois beaucoup de faiblesses”
Face aux médias, Alcaraz s’est montré particulièrement exigeant envers lui-même.
S’il reconnaît avoir remporté « les plus grands tournois du monde », il insiste surtout sur les axes d’amélioration. Selon lui, ses adversaires analysent en détail son jeu pour trouver la moindre brèche.
Conscient que des joueurs comme Jannik Sinner ou Daniil Medvedev travaillent pour combler l’écart, il explique devoir se mettre à leur place afin d’anticiper leurs stratégies. Pour rester au sommet, il estime qu’il ne peut pas se permettre la moindre baisse de niveau.
Cap sur Doha
Alcaraz effectue cette semaine son retour à la compétition lors de l’ATP 500 de Doha. L’an passé, il s’était arrêté en quarts de finale face au Tchèque Jiří Lehečka.
Pour son entrée en lice, le numéro un mondial affrontera le Français Arthur Rinderknech, qu’il a battu lors de leurs quatre confrontations précédentes, remportant dix des douze sets disputés.
Le tableau s’annonce néanmoins relevé, avec également la présence d’Alexander Bublik et d’Andrey Rublev.
Malgré un palmarès déjà exceptionnel, Carlos Alcaraz refuse toute complaisance. Sa capacité à identifier ses propres faiblesses et à anticiper l’adaptation de ses adversaires illustre une maturité rare.
Plus qu’un champion dominateur, l’Espagnol veut rester un joueur en constante évolution. Et c’est peut-être cette exigence permanente qui le rend si difficile à détrôner.