“Ça ne va pas être de ma faute” : Ugo Mola ironise sur l’élimination de Bordeaux-Bègles

Ugo Mola

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Publié le juin 7, 2026

Ugo Mola n’a rien perdu de son mordant à l’heure des comptes. Ce dimanche 7 juin 2026, au lendemain de la défaite du Stade Toulousain sur la pelouse du Racing 92 (31-20) pour la clôture de la saison régulière, le manager rouge et noir a profité de la conférence de presse pour régler quelques comptes.

Entre deux analyses techniques sur la prestation de ses « coiffeurs », le technicien toulousain a envoyé plusieurs banderilles mémorables, notamment à l’adresse de l’Union Bordeaux-Bègles, grande absente surprise des phases finales, et d’une presse qu’il juge trop alarmiste à l’égard du leader.

Le Stade Toulousain termine la phase régulière sur une défaite anecdotique au tableau d’affichage, mais riche en enseignements politiques. Déjà assurés de leur place en demi-finale à Marseille, les Toulousains ont profité de ce voyage à la Paris La Défense Arena pour tester leur profondeur d’effectif. Pourtant, ce n’est pas le jeu produit qui a fait les gros titres, mais bien la sortie médiatique électrique d’Ugo Mola. Agacé par les doutes entourant le niveau de son équipe et par l’élimination prématurée de son rival girondin, le patron du secteur sportif haut-garonnais a sorti les griffes.

« Ça ne va pas être de ma faute » : Mola retourne les critiques avec ironie

La conférence de presse d’après-match avait tout d’un guet-apens : Toulouse venait de s’incliner 31-20 face au Racing 92, les journalistes avaient leurs questions prêtes. Mola avait ses réponses.

« J’ai l’impression qu’on n’était pas du tout premiers », a-t-il lâché, faussement étonné, avant d’enfoncer le clou. « Ça ne va pas être de ma faute non plus si Bordeaux n’est pas qualifié. Si vous voulez, on peut s’excuser à leur place. » (Ugo Mola, manager du Stade Toulousain, 6 juin 2026)

La phrase fait mouche. Bordeaux-Bègles, rival historique des Toulousains et l’un des clubs les plus ambitieux du Top 14 ces dernières saisons , ne disputera pas la phase finale de rugby. Toulouse, lui, termine premier de la phase régulière malgré cette défaite . Le contraste est brutal. Mola l’a utilisé comme une arme.

Mola pratique la provocation en conférence de presse depuis longtemps. Mais cette fois, l’ironie repose sur un fait incontestable : son équipe est première, et l’adversaire désigné par les critiques ne sera pas en playoffs.

« Vous feriez mieux de vous inquiéter pour ceux qui ne sont pas qualifiés »

Les journalistes avaient soulevé deux sujets avant même d’évoquer Bordeaux. La performance de Toulouse, d’abord. Le nombre de JIFF alignés par le Racing 92, ensuite. Mola n’a laissé passer ni l’un ni l’autre.

« Vous vous inquiétiez pour le Stade Toulousain, vous vous inquiétiez pour le nombre de JIFF du Racing, vous feriez mieux de vous inquiéter pour ceux qui ne sont pas qualifiés. » (Ugo Mola, Minute Sports, 7 juin 2026)

Le recadrage est net. Il ne défend pas Toulouse : il déplace le débat. Et pour appuyer son propos sur le match lui-même, il est allé chercher les statistiques. « On n’a pas vu le même match. On a breaké combien de fois ? La possession est toulousaine tout au long du match. » (Ugo Mola, Minute Sports, 7 juin 2026)

Sur la question de Bordeaux spécifiquement, il a fermé la porte sans hésiter. « Je n’ai pas à commenter les contre-performances ou performances des uns ou des autres. » (Ugo Mola, Rugby Scope, 7 juin 2026)

La rivalité entre Toulouse et Bordeaux-Bègles est l’une des plus intenses du Top 14 ce contexte donne à chaque mot de Mola un poids supplémentaire, et il le sait.

Toulouse en demi-finale : l’ironie de Mola masque une position de force

Derrière la pique, il y a une réalité sportive solide. Toulouse attend en demi-finale le vainqueur du barrage entre Pau et le Racing 92 . La première place en phase régulière offre cet avantage : recevoir, choisir son camp, et laisser les autres s’épuiser d’abord.

« L’énergie de ce soir était très intéressante », a également glissé Mola après le match (6 juin 2026). Une façon de dire que même dans la défaite, il a vu des choses qui lui plaisent.

L’ironie de Mola n’est pas une fuite : c’est un outil de communication rodé pour reprendre la main sur un récit qui menaçait de lui échapper. Une défaite 31-20 en clôture de saison régulière peut ressembler à un signal d’alarme. Mola l’a transformé en argument.

Perdre en terminant premier, c’est un luxe que peu d’équipes peuvent se permettre et Mola a veillé à ce que personne ne l’oublie.

Toulouse peut-il aller au bout avec cette première place, ou la défaite 31-20 face au Racing annonce-t-elle des fragilités pour les demi-finales ?

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