L’UBB génère 39 millions d’euros de revenus grâce à 850 partenaires privés (45% du budget), un stade rempli à 96,6% et 30 millions de téléspectateurs cumulés : les chiffres de Laurent Marti dessinent un modèle que peu de clubs du Top 14 peuvent imiter.
Laurent Marti, président de l’Union Bordeaux-Bègles, a détaillé publiquement les ressorts financiers du club. Ce que les chiffres révèlent dépasser le simple bilan comptable : c’est un modèle de diversification des revenus que peu de clubs français ont réussi à construire.
850 partenaires privés : comment l’UBB a construit sa machine à revenus
45% des revenus de l’UBB provenant des partenariats privés (UBB, données rapportées 2025-2026). Dans un club professionnel, cette proportion est rare. Ce résultat traduit un travail commercial structuré sur plusieurs années selon Sud Ouest .
Le réseau compte 850 partenaires au total. Parmi eux, 15 partenaires majeurs ancrent le dispositif : Arkéa, Betclic, Fayat, ManoMano (Sportune / données officielles UBB, 2026). Ces partenaires investissent parce que la visibilité est mesurable.
Elle se mesure précisément. Le stade Chaban-Delmas affiche un taux d’occupation de 96,6% , avec une affluence moyenne de 34 242 spectateurs par match en 2025-2026 (Sportune / données officielles UBB). Pour un partenaire, ce niveau de remplissage est un argument commercial difficile à ignorer.
Les loges privatives illustrent jusqu’où va cette logique d’hospitalité premium. Certaines dépassent 70 000 euros par saison (UBB / données rapportées, 2026). Ce n’est plus de la billetterie classique : c’est un produit B2B vendu aux entreprises qui y voient un outil de relation client autant qu’un investissement en visibilité.
545 000 spectateurs et 30 millions de téléspectateurs : l’audience qui attire les investisseurs
Les partenaires privés signent sur des chiffres d’audience. Ceux de l’UBB sont difficiles à ignorer.
Sur une saison de rugby, le club bordelais a accueilli 545 000 spectateurs dans ses enceintes (UBB / données rapportées, 2025-2026). Derrière ce total, 22 000 abonnés fidèles (UBB / données rapportées, 2026) constituant le socle de revenus récurrents le plus stable.
L’exposition télévisée amplifie la portée. 30 millions de téléspectateurs cumulés sur la saison (UBB / données rapportées, 2025-2026) : Laurent Marti a rencontré publiquement en avant « l’importance des soutiens privés pour l’avenir du club » en s’appuyant sur ce chiffre pour justifier l’attractivité du club auprès des investisseurs.
Les droits télévisés représentent 16% des recettes (Sud-Ouest, 2025-2026). C’est une part minoritaire. L’UBB ne s’est pas laissé dépendre d’une seule source de revenus soumise aux aléas des négociations audiovisuelles.
La communauté numérique complète le tableau : un million de personnes gravitent autour du club sur les réseaux sociaux (UBB / données rapportées, 2026). Pour un partenaire, ce public prolonge l’exposition bien au-delà des 80 minutes de jeu.
Un club bénéficiaire valorisé à 44 millions d’euros : la preuve d’un modèle sain
Générer des revenus est une chose. Ne pas les dépenser plus vite qu’ils n’arrivent en est une autre. L’UBB réussit les deux.
En 2023, le club affichait un résultat net positif de 1 301 millions d’euros (Sportune/données officielles UBB). Dans un secteur où les déficits chroniques sont la norme, un club bénéficiaire est une anomalie positive.
De 28,217 millions d’euros en 2023, le chiffre d’affaires de l’UBB atteint 39 millions d’euros en 2025-2026 (Sportune / données officielles UBB), soit une hausse de 38% en trois saisons. Peu de clubs français peuvent aligner une telle courbe.
La valorisation de l’entreprise UBB est estimée à 44 millions d’euros (Sportune / données officielles UBB, 2026). Ce chiffre reflète la confiance des investisseurs dans la durabilité du modèle.
Et ce modèle tourne avec une masse salariale inférieure à celle du Stade Toulousain, selon Laurent Marti lui-même (Quinze Mondial). L’UBB ne rachète pas ses performances sportives à n’importe quel prix.
L’UBB a transformé une audience massive en revenus diversifiés : 850 partenaires, 39 millions de budget, un résultat net positif. Avec une masse salariale inférieure à celle du Stade Toulousain et une valorisation de 44 millions d’euros, le club bordelais prouve qu’on peut être performant sans dépenser le plus. Le chiffre d’affaires a progressé de 38% en trois saisons, et les 850 partenaires privés constituant un réseau commercial que peu de clubs du Top 14 peuvent revendiquer.
Quel club du Top 14 vous semble le mieux placé pour répondre à ce modèle ?